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Phoenix de Sherbrooke : joueurs de hockey, mais étudiants avant tout

19/09/2012 08:04 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Un texte de Geneviève Proulx

Les joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec savent qu'ils ont besoin de deux choses pour réussir : les études sont aussi importantes que le hockey.

Tous les joueurs du Phoenix ont l'obligation de fréquenter l'école. Plusieurs d'entre eux y connaissent du succès.

Après l'exercice matinal, Dominic Talbot Tassi et Alexandre Sills n'ont qu'à traverser la rue du Cégep pour aller suivre leurs cours. « Les joueurs ont quatre cours alors que les étudiants qui font un cheminement régulier en ont sept à huit cours », explique le conseiller pédagogique du Phoenix et professeur d'éducation physique au Cégep de Sherbrooke, Clovis Langlois-Boucher.

Des exemples

Les dix cégépiens de l'équipe n'ont pas de cours le matin, ni le vendredi, jour de match. Cinq ou six joueurs de l'équipe ont de très bonnes notes. « C'est vraiment stimulant de travailler avec des jeunes comme ça. Ils deviennent des exemples pour ceux qui ont plus de difficultés à l'école », croit M. Boucher.

Dominic Talbot-Tassi en est à sa deuxième année collégiale et possède une cote R qui en fait un étudiant exceptionnel. « J'ai enlevé l'option médecine de ma tête. J'opte plus pour devenir ingénieur ou architecte », raconte-t-il.

Pour lui, il n'est plus nécessaire de s'expatrier dans les universités américaines pour réussir ses études tout en jouant du hockey à un haut niveau. « C'est certain que c'est difficile de faire les deux en même temps, mais c'est faisable. C'est très faisable. Le soir, il faut se mettre dans nos livres et il faut étudier », croit Dominic Talbot-Tassi.

L'attaquant Alexandre Sills entreprend des études en Sciences de la nature au Cégep de Sherbrooke. « J'aimerais bien aller en médecine advenant que le rêve ne se réalise pas », dit-il.

Journées remplies

Les trois jeunes de 16 ans et celui de 15 ans, qui fréquentent l'école secondaire Le Triolet, prennent l'autobus après leur entraînement matinal pour revenir à l'école secondaire pour suivre leurs cours avec d'autres étudiants du programme sport études. Les journées sont bien remplies.

« On termine à 16 h et on va s'entraîner au Complexe Thibault dans la salle de musculation. Après, on rentre à la maison pour étudier », raconte Alexandre Sills.

Au hockey, il y a beaucoup d'appelés et très peu d'élus et les joueurs apprécient ces programmes où le sport côtoie les études. « J'ai de bonnes notes. Je veux devenir architecte dans la vie si je ne suis pas un joueur de hockey », dit Carl Neill.

Trois autres Phoenix étudient à l'Université Bishop's, un au Collège Champlain et les autres suivent des cours par correspondance pour compléter leur 12e année du système scolaire des Maritimes.

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