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Obama rencontrera Aung San Suu Kyi mercredi pour la première fois

19/09/2012 09:41 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Le président des Etats-Unis Barack Obama recevra mercredi pour la première fois l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, a annoncé à l'AFP un responsable américain.

Cette rencontre à la Maison Blanche entre M. Obama et Aung San Suu Kyi, qui effectue actuellement une visite aux Etats-Unis, sera fermée à la presse, a expliqué ce responsable sous couvert d'anonymat.

M. Obama et Aung San Suu Kyi, tous deux lauréats du prix Nobel de la Paix, se verront au lendemain d'une réception de l'icône de l'opposition birmane par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

Libérée fin 2010 de résidence surveillée après avoir passé 15 années privée de liberté, Aung San Suu Kyi s'est dite mardi favorable à la levée de toutes les sanctions imposées par Washington ces deux dernières décennies.

La junte, qui a tenu la Birmanie pendant un demi-siècle, a cédé la place en mars 2011 à un régime civil d'anciens généraux réformateurs. Le processus s'est déroulé sans effusion de sang et la Birmanie a changé de visage, notamment grâce à la libération de centaines de dissidents.

Les Etats-Unis ont mis fin en juillet à la plupart des restrictions sur leurs investissements en Birmanie, y compris dans le gaz et le pétrole. Un nouvel ambassadeur est en poste depuis juillet, une première depuis 22 ans.

Aung San Suu Kyi est à Washington depuis lundi pour un voyage de trois semaines à travers les Etats-Unis, où, comme en Europe en juin, elle doit recevoir un accueil des plus chaleureux.

Aung San Suu Kyi doit recevoir mercredi le médaille d'or du Congrès, une récompense prestigieuse qui lui avait été décernée en 2008.

Sa tournée américaine coïncide avec la venue du président birman Thein Sein, attendu à l'assemblée générale de l'ONU, pour la première fois en tant que chef de l'Etat.

Le centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington a plaidé pour que le président Obama rencontre son homologue birman, au même moment que Suu Kyi, afin de ne pas minimiser son "rôle courageux" dans les réformes.

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