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Obama et Karzaï évoquent ensemble les attaques visant les soldats de l'Otan

19/09/2012 06:09 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Le président des Etats-Unis Barack Obama et son homologue Hamid Karzaï ont évoqué mercredi par visioconférence les mesures prises pour lutter contre les attaques de soldats de l'Otan par des Afghans portant l'uniforme de l'armée ou de la police, a annoncé la Maison Blanche.

Lors de cet entretien, "les deux présidents ont discuté d'un ensemble de dossiers, dont les efforts pour limiter les +attaques de l'intérieur+ contre les forces américaines, de la coalition et afghanes et de l'importance de continuer à encourager la retenue et la non-violence" face au film islamophobe produit aux Etats-Unis qui a provoqué des violences meurtrières dans le monde arabo-musulman, a précisé l'exécutif américain dans un communiqué.

Plus tôt mercredi, la Maison Blanche avait affirmé qu'il n'était pas question de modifier le calendrier de retrait d'Afghanistan prévoyant un transfert total des responsabilités de sécurité aux forces locales d'ici à la fin de 2014, malgré un appel d'influents sénateurs à un gel de ce processus face à la recrudescence des "attaques de l'intérieur".

"Le président pense qu'il est absolument essentiel de poursuivre le transfert des responsabilités aux Afghans, qu'après une décennie de guerre et plus, en Afghanistan, il est temps d'aller vers la fin de cette guerre et de faire passer graduellement la responsabilité de la sécurité aux Afghans", a expliqué le porte-parole de M. Obama, Jay Carney.

Comme la veille, M. Carney a affirmé que les attaques de soldats de l'Otan par des assaillants portant des uniformes afghans représentaient "un problème très inquiétant". "Des mesures sont prises pour protéger (les soldats) de ce genre d'attaques, mais cela ne change pas la mission", a-t-il assuré.

Avant lui, les sénateurs John McCain --candidat malheureux à la Maison Blanche face à Barack Obama en 2008--, Lindsey Graham et Joe Lieberman, avaient jugé dans un communiqué que la situation sur le terrain était "suffisamment inquiétante pour justifier une suspension immédiate du retrait des forces américaines pour le moment".

Les 33.000 Américains déployés en renfort à partir de la fin 2009 doivent avoir quitté le pays à la fin du mois, laissant sur place 68.000 hommes qui devront, ainsi que les quelque 40.000 autres soldats de la coalition, avoir quitté le pays à la fin 2014.

bur-tq/mdm

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