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L'opposition syrienne réservée sur la participation de l'Iran à un règlement

19/09/2012 09:34 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a exprimé mercredi ses "réserves" sur la participation de l'Iran, allié du régime de Damas, au "groupe de contact" quadripartite sur la Syrie.

Dans une déclaration à l'AFP, le chef du CNS, Abdel Basset Sayda, a indiqué avoir "exprimé ses réserves sur la participation de l'Iran au groupe de contact" au chef de la diplomatie qatarie, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, qu'il a rencontré mardi à Doha.

"Nous apprécions le retour de l'Egypte sur la scène régionale mais nous estimons que l'Iran est partie prenante dans ce qui se passe en Syrie", a affirmé M. Sayda.

Plusieurs pays occidentaux et arabes accusent Téhéran de fournir une aide militaire au régime de Bachar al-Assad, ce que l'Iran réfute.

Téhéran a proposé l'envoi d'observateurs régionaux lors de la première réunion du "groupe de contact" quadripartite sur la Syrie (Iran, Egypte, Turquie, Arabie saoudite), tenue lundi au Caire en l'absence d'un représentant saoudien, selon les médias officiels iraniens.

L'Egypte, la Turquie et l'Arabie saoudite réclament le départ du président Assad, qui fait face depuis 18 mois à une révolte transformée en conflit armé. L'Iran accuse Ankara et Ryad d'apporter une aide militaire et financière aux rebelles.

Le président syrien a reçu mercredi à Damas le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi, qui a affirmé que l'objectif de sa visite était de "consulter" les dirigeants syriens sur la crise. Il a ajouté que son règlement se ferait "uniquement à l'intérieur de la famille syrienne avec la participation et la coordination de toutes les institutions internationales et régionales".

M. Salehi a déploré l'absence de l'Arabie saoudite à la réunion du "groupe de contact".

Depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, les pays occidentaux tiennent l'Iran à l'écart de leurs tentatives de règlement, estimant que ce pays, avec lequel ils sont par ailleurs en litige sur son programme nucléaire, ne peut jouer un rôle positif.

Les violences ont fait plus de 27.000 morts, dont une majorité de civils, en 18 mois en Syrie, selon une ONG syrienne.

fb/at/cco

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