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L'enquête sur le suicide d'Ashley Smith en prison reprendra jeudi

19/09/2012 04:31 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

TORONTO - Une enquête sur une femme qui s'est auto-asphyxiée en prison reprendra à neuf jeudi, et les participants espèrent que cette nouvelle tentative permettra de faire la lumière sur le traitement des gens souffrant de maladie mentale en détention.

Ashley Smith, âgée de 19 ans, a utilisé une bande de tissu pour s'enlever la vie à l'Établissement pour femmes Grand Valley, à Kitchener, en Ontario, il y a près de cinq ans.

Les questions devant être examinées ont d'importantes implications et «l'ensemble des Canadiens devraient porter attention (à l'enquête)», a déclaré la présidente de l'Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF), Kim Pate.

Cette dernière estime que le Canada a tendance à emprisonner de plus en plus souvent des personnes souffrant de «divers problèmes», et «qui ne devraient pas se retrouver derrière des barreaux».

L'adolescente a été arrêtée pour la première fois à 13 ans pour une agression et pour avoir troublé l'ordre. Elle a continué à éprouver des problèmes avec la justice pour avoir harcelé des gens au téléphone et pour avoir déclenché une alarme incendie, puis a été jetée en prison à 15 ans pour avoir lancé des pommes à un employé de la poste.

Sa peine a été prolongée à plusieurs reprises en raison d'incidents survenus en prison pendant son adolescence. Lors de la dernière année de sa vie, la jeune femme originaire de Moncton a été transférée entre différentes institutions à 17 reprises, et a passé la majeure partie de son temps en isolation.

La première tentative d'enquête a été suspendue il y a un an, après qu'elle eut été grevée par de nombreuses contestations judiciaires et différends. La coroner en charge de l'affaire a également annoncé subitement son départ à la retraite.

Le tout a été reporté à plusieurs reprises pendant de nombreux mois. Les procédures seront supervisées par un nouveau coroner, le Dr John Carlisle.

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