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Le président Assad reçoit le chef de la diplomatie iranienne (agence)

19/09/2012 06:02 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Le président syrien Bachar al-Assad a reçu mercredi à Damas le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi, dont le pays est l'allié régional de la Syrie, a indiqué l'agence officielle Sana.

"Le président Assad a reçu le ministre iranien des Affaires étrangères", a indiqué l'agence qui a fait également état d'une rencontre auparavant avec le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem.

A son arrivée, le ministre iranien a affirmé à la presse que l'objectif de sa visite était de "consulter" les dirigeants syriens sur la crise, ajoutant que son règlement se ferait "uniquement à l'intérieur de la famille syrienne avec la participation et la coordination de toutes les institutions internationales et régionales".

Il a en outre qualifié les relations syro-iraniennes de "très solides".

M. Salehi a en outre regretté l'absence de l'Arabie saoudite à une réunion lundi au Caire du "groupe de contact" régional sur la Syrie (Iran, Egypte, Turquie et Arabie saoudite) à laquelle il avait assisté.

Lors de cette réunion, il avait proposé l'envoi en Syrie d'observateurs des quatre pays pour tenter d'aider à mettre fin aux violences malgré l'échec de missions similaires sous l'égide de la Ligue arabe cet hiver puis de l'ONU.

Il avait également "appelé à un arrêt simultané des violences par les parties en présence, à un règlement pacifique sans intervention étrangère et à un arrêt de l'aide financière et militaire à l'opposition syrienne", selon l'agence iranienne Irna.

L'Iran accuse les Occidentaux et plusieurs pays de la région, Arabie saoudite et Turquie en tête, d'apporter une aide militaire et financière aux groupes rebelles qui combattent le régime syrien.

Téhéran a de son côté toujours réfuté apporter une aide militaire à Damas.

Depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, les pays occidentaux, qui réclament le départ du pouvoir de M. Assad, tiennent l'Iran à l'écart de leurs tentatives de règlement, estimant que ce pays, avec lequel ils sont par ailleurs en litige sur son programme nucléaire, ne peut jouer un rôle positif.

Les violences ont fait plus de 27.000 morts, dont une majorité de civils, en 18 mois en Syrie, selon une ONG syrienne.

rm/vl

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