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La Maison Blanche ironise sur la tactique électorale "désespérée" de Romney

19/09/2012 02:04 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

La Maison Blanche a estimé mercredi que le candidat républicain Mitt Romney avait recours à une manoeuvre "désespérée" en mettant en avant des déclarations de Barack Obama datant de 1998 et censées traduire les convictions d'extrême-gauche de l'actuel président des Etats-Unis.

L'équipe républicaine a diffusé mardi une bande audio dans laquelle M. Obama, alors élu local de l'Illinois (nord), défendait l'idée d'une "redistribution" des richesses, au moment où le camp de M. Romney est mis en difficulté par la publication d'une vidéo prise à son insu lors d'une réunion de levée de fonds en mai.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a affirmé que tous ceux qui suivaient de près la politique aux Etats-Unis avaient été les témoins de "circonstances comme celles-ci, lorsqu'une campagne traverse une très mauvaise journée, voire une très mauvaise semaine".

"Parfois, on voit une tentative, qui semble désespérée, pour changer de sujet. C'est ce à quoi nous pourrions bien assister à l'heure actuelle", a poursuivi M. Carney lors de son point de presse quotidien, en niant que M. Obama ait voulu il y a 14 ans défendre autre chose qu'une organisation gouvernementale efficace.

Mardi soir, le président Obama avait estimé que son adversaire passait une partie importante des Américains "par pertes et profits" avec ses propos polémiques sur la mentalité de "victimes" de 47% de ses compatriotes.

"Une chose que j'ai apprise en tant que président, c'est que l'on représente le pays tout entier. Si l'on veut être président, on doit travailler pour tout le monde", avait affirmé M. Obama, interrogé par l'humoriste David Letterman sur CBS.

Dans la vidéo volée publiée lundi par le journal de gauche Mother Jones, M. Romney assure que "47% voteront pour le président (Barack Obama) quoi qu'il arrive. Il y a 47% des gens qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que le gouvernement doit s'occuper d'eux (...) Ce sont des gens qui ne paient pas d'impôts".

Ces déclarations, que M. Romney n'a pas désavouées, ont provoqué une tempête médiatique au moment où la candidature du républicain souffrait déjà de mauvais sondages et de revers de communication.

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