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Jeux partisans autour de la réforme du régime de pension des députés fédéraux

19/09/2012 10:00 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

OTTAWA - Les députés de l'opposition sont d'accord pour sabrer dans leur généreux régime de pension, mais craignent que le gouvernement Harper ne trouve un moyen de les forcer à voter contre la réforme proposée.

Les modifications au régime de pension parlementaire devraient être intégrées à un deuxième projet de loi omnibus sur le budget qui sera présenté sous peu.

Mais si le projet compte des centaines de pages et comprend une foule de mesures controversées, comme ce fut le cas lors du premier projet de loi budgétaire soumis au printemps dernier, les députés néo-démocrates et libéraux n'auront pas le choix de voter contre.

Et ils pensent que c'est précisément ce que veulent les conservateurs afin d'avoir la possibilité de les accuser de ne pas vouloir partager le sort du reste des Canadiens, qui ont vu leurs économies pour la retraite fondre durant les dernières années et qui se font maintenant demander d'attendre jusqu'à 67 ans avant de toucher leur pension de vieillesse.

Le leader libéral à la Chambre des communes, Marc Garneau, a affirmé que son parti soutiendrait n'importe quelle mesure visant à réduire le régime de pension parlementaire et a mis le gouvernement au défi de préparer un projet de loi séparé pour cette réforme afin que les députés puissent se prononcer clairement à ce sujet.

Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, a ignoré le défi lancé par l'ancien astronaute et s'est contenté de le remercier pour son «exubérance».

Un comité de députés conservateurs d'arrière-ban planche actuellement sur la refonte du régime, qui devrait faire passer la contribution des députés de 14 à 50 pour cent et l'âge admissible de 55 à 65 ans.

Contrairement au Parti libéral, qui a manifesté son intention d'appuyer aveuglément tout changement proposé par les conservateurs dans ce dossier, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a décidé d'attendre de voir quelles modifications seraient suggérées.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a déclaré que les néo-démocrates étaient en faveur de la réforme du régime de pension, mais que celle-ci devrait être effectuée par un comité d'experts indépendant plutôt que par des députés.

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