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Film islamophobe: nouvelles manifestations dans plusieurs pays d'Asie

19/09/2012 06:53 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

ISLAMABAD - De nouvelles manifestations ont eu lieu mercredi dans plusieurs pays musulmans, en particulier en Indonésie et au Pakistan, contre le film islamophobe qui ridiculise le prophète Mahomet.

Plusieurs centaines d'avocats pakistanais ont ainsi défilé à Islamabad, rentrant de force dans le quartier de l'ambassade des États-Unis et de plusieurs autres représentations diplomatiques situé dans la capitale.

Ils ont scandé des slogans anti-américains, réclamé l'expulsion de l'ambassadeur et brûlé un drapeau après avoir forcé un portail leur donnant accès à l'enclave diplomatique. Ils ont été stoppés par la police, puis se sont dispersés dans le calme. Cette manifestation intervient après trois jours de violences au Pakistan qui ont fait deux morts.

À Medan, la troisième ville d'Indonésie, les États-Unis ont fermé temporairement mercredi leur consulat à cause de manifestations contre le film islamophobe pour la troisième journée consécutive.

Environ 300 membres du mouvement pan-islamique Hizb ut-Tahrir Indonésie se sont réunis dans la matinée devant le consulat américain de Medan, la capitale de la province de Sumatra Nord. Par la suite, une cinquantaine d'étudiants musulmans ont manifesté. Ces deux groupes ont appelé Washington à punir les réalisateur du film «l'Innocence des Musulmans», tourné aux États-Unis.

L'ambassade américaine à Jakarta a envoyé un texto à ses ressortissants pour les prévenir que le consulat serait fermé temporairement à cause des manifestations.

À Colombo, environ 300 musulmans sri-lankais ont manifesté contre le film réalisé aux États-Unis, brandissant des panneaux avec des slogans comme «Interdisez le film anti-islami dans le monde. Les États-Unis doivent s'excuser auprès des musulmans». Ils ont également chanté «Pendez le producteur et le réalisateur du film».

Les manifestants ont également craché et piétiné les drapeaux américain et israélien. Abdul Razeek, porte-parole du groupe islamique Sri Lanka Thaweed Jamath, qui avait appelé à protester, a exhorté les États-Unis à interdire le film, prévenant que les protestations se poursuivraient tant que le film ne serait pas retiré de YouTube.

Et de lancer que des manifestations étaient «prêts à sacrifier leur vie pour ça».

Au total, au moins 30 personnes ont été tuées dans sept pays, dans des violences liées à ce film.

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