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Direction du PLQ: Philippe Couillard attend que les règles soient connues

19/09/2012 03:07 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - L'ex-ministre Philippe Couillard fera connaître ses intentions relativement à son éventuelle candidature à la direction du Parti libéral du Québec lorsque le parti dévoilera les règles et l'échéancier de cette course.

«Ça me paraît illogique de faire autre chose», a-t-il précisé lors d'un point de presse à l'issue d''un débat sur la place du privé dans le secteur de la santé, mercredi à Montréal. Sa réponse a cependant clairement démontré son intérêt pour la direction du PLQ, qu'il n'a d'ailleurs pas caché.

«Évidemment, si la décision est négative je peux l'annoncer n'importe quand. Mais si la décision est positive, je ne vois pas comment on peut l'annoncer sans être capable de vous parler intelligemment si on ne sait pas quelle est la durée du processus, quel est le mode de scrutin, quelles sont les règles de financement», a-t-il dit.

M. Couillard a reconnu qu'il aimerait contribuer davantage à la société québécoise mais il a rappelé, du même souffle, qu'il ne s'agissait pas d'une décision facile, loin de là.

«On ne mesure pas assez, on n'apprécie pas assez les immenses sacrifices que les gens qui vont dans le secteur public, dans l'action politique, font. C'est important qu'on le sache et ça fait partie de (mon) évaluation.»

M. Couillard a confirmé qu'il avait déjà reçu des appuis pour son éventuelle candidature, mais il est demeuré extrêmement prudent, avertissant d'emblée qu'il n'avait aucune intention de se prononcer sur des questions de fond d'ici à ce que sa réflexion soit terminée.

«Aujourd'hui, je suis encore au stade où ma réflexion se poursuit. Je ne suis certainement pas au stade soit de faire une déclaration sur mes intentions quant à la direction du parti, soit de faire des commentaires autres sur la situation politique au Québec, sur les autres candidatures possibles», a-t-il dit.

L'ex-ministre de la Santé était invité à un débat organisé par l'Institut économique de Montréal. Il y a répété qu'il était fermement en faveur d'un régime universel de santé financé entièrement par l'État.

«Personnellement, je demeure convaincu que l'idéal c'est un système public de santé avec un payeur public unique. C'est ce qu'il y a de plus efficace et de plus facile à gérer et c'est ce qui fait le moins de dispersion de ressources dans la communauté», a-t-il précisé.

Cela ne signifie pas pour autant que le secteur privé ne peut y trouver sa place, comme c'est le cas dans plusieurs instances — notamment les cliniques privées ou les groupes de médecine familiale — où les services sont dispensés par une entreprise privée à but lucratif, mais où le client ne paie pas de sa poche mais obtient les services avec sa carte d'assurance-maladie comme dans n'importe quel établissement public.

«Tant que le financement est public et que l'accès du patient n'est jamais dépendant de sa situation socioéconomique, je pense que la plupart des citoyens considèrent que c'est quelque chose d'acceptable», a-t-il indiqué.

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