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Abbas proteste contre l'Egypte qui a reçu le chef du gouvernement du Hamas

19/09/2012 08:59 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Le président palestinien Mahmoud Abbas a protesté auprès de l'Egypte dont le Premier ministre a reçu le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, a affirmé mercredi un dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"La direction palestinienne et le président Abbas sont en communication avec la direction égyptienne au sujet de la rencontre entre le Premier ministre Hicham Qandil et le dirigeant du Hamas Ismaïl Haniyeh", a déclaré à la radio officielle Voix de la Palestine, Saleh Raafat, membre du Comité exécutif de l'OLP.

Ils ont demandé "une clarification de l'Egypte sur la rencontre, étant donné notamment qu'Ismaïl Haniyeh n'a pas de fonction officielle", a-t-il précisé.

Le responsable de l'OLP a souligné que M. Abbas avait envoyé personnellement une lettre au président égyptien Mohamed Morsi via l'ambassadeur égyptien "comportant une protestation et appelant officiellement le gouvernement égyptien à ne pas traiter M. Haniyeh comme Premier ministre".

M. Haniyeh a été reçu lundi soir au Caire par M. Qandil.

Le Hamas a dénoncé l'attitude du président palestinien, accusant Mahmoud Abbas et son mouvement le Fatah de vouloir imposer un blocus politique au mouvement islamiste.

Dans un communiqué de son porte-parole à Gaza, Sami Abou Zouhri, il "souligne que Mahmoud Abbas n'a aucun droit de parler de représentation palestinienne unifiée, puisque son mandat a expiré il y a plus de trois ans".

En août, M. Haniyeh avait dû renoncer à se rendre au sommet des Non-Alignés à Téhéran, en raison des menaces de boycott de M. Abbas.

Les institutions politiques palestiniennes sont bloquées depuis la division de juin 2007 entre le Hamas et le Fatah, qui gouvernent respectivement la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Les deux mouvements rivaux ont signé le 27 avril 2011 un accord de réconciliation nationale aux termes duquel les deux gouvernements rivaux devaient céder la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d'organiser des élections générales dans un délai d'un an. Mais les principales clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées.

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