NOUVELLES

Olymel ne reconstruira pas l'usine de Princeville détruite par un incendie

18/09/2012 10:51 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

SAINT-HYACINTHE, Qc - Olymel ne reconstruira pas son usine de fabrication de bacon de Princeville, dans le Centre-du-Québec, détruite par un incendie le 6 mai dernier.

Cette décision, confirmée mardi, a été qualifiée de finale par la direction de l'entreprise, qui s'était donné quelques mois pour analyser la situation.

En tenant compte des conditions du marché et en examinant les effectifs de ses usines de transformation dans la province, Olymel dit en être venue à la conclusion qu'elle pouvait réaliser des gains d'efficacité en intégrant les activités de Princeville à ses autres établissements.

Avant le sinistre du mois de mai, l'usine employait quelque 180 travailleurs. Après l'incendie, des navettes ont été organisées par Olymel pour transporter les employés qui le souhaitaient vers d'autres lieux de production, notamment à Sainte-Rosalie, près de Saint-Hyacinthe, et à Drummondville.

Richard Vigneault, porte-parole d'Olymel, a confirmé que certains travailleurs ont d'ailleurs retrouvé un emploi à temps plein à l'usine de Drummondville.

La mesure qui consiste à assumer les coûts de transport des employés de Princeville vers d'autres usines sera prolongée jusqu'au 31 décembre.

Olymel s'est engagée à mettre sur pied une banque d'emplois centralisée. Les employés qui désireront demeurer à l'emploi de l'entreprise et qui sont prêts à aller travailler à l'extérieur de leur municipalité pourront consulter cette liste des postes disponibles.

M. Vigneaut estime qu'il existe actuellement 162 emplois disponibles dans neuf établissements d'Olymel au Québec.

«On espère que tous ceux qui travaillaient à l'usine de Princeville pourront se reclasser et nous allons tout faire pour les aider», a assuré M. Vigneault.

Le syndicat reconnaît que l'entreprise a fait des efforts et s'est engagé à collaborer, notamment pour aider au reclassement des employés.

David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce de la CSN, est toutefois déçu de voir que certaines activités seront transférées en Ontario, où Olymel possède d'autres usines de transformation.

«Ce sont tout de même quelques emplois en transformation alimentaire que vient de perdre le Québec», a affirmé M. Bergeron-Cyr.

Selon Olymel, le marché du bacon est présentement difficile et une révision de ses activités dans le secteur de la transformation du porc était nécessaire afin d'assurer la rentabilité de l'entreprise.

PLUS:pc