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Nuit Blanche 2012: une ode au long ruban de la Seine

18/09/2012 10:54 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

PARIS - Tel un long et fluide serpentin déroulant ses boucles, la Seine, ses berges et ses belvédères seront au coeur de la 11e Nuit blanche, prévue à Paris et dans une vingtaine de villes de banlieue dans la nuit du 6 au 7 octobre.

Intitulée «Paris à l'infini», la manifestation qui soufflera à l'occasion ses dix bougies s'étirera depuis la colline de Chaillot jusqu'à Ivry-sur-Seine, mettant ainsi en valeur «la plus évidente des lignes parisiennes», a annoncé mardi le maire de Paris Bertrand Delanoë, aux côtés de Laurent Le Bon, directeur artistique de cette 11e édition.

«En cette période de crise, de souffrance et aussi de manque de confiance, il fallait au contraire redoubler d'énergie et de créativité afin que des millions de personnes vivent et partagent ensemble ce moment d'amour qu'est 'Nuit Blanche' et cette ode à la Seine», a lancé l'édile parisien, sous les lambris de l'Hôtel de Ville.

«Je ne vais pas mentir, mais ne n'y suis pas pour grand chose dans la qualité de la programmation», a reconnu Bruno Julliard, nommé en juillet adjoint à la Culture en remplacement de Christophe Girard, son prédécesseur et créateur du concept, lui-même élu en juillet dernier maire du IVe arrondissement de Paris.

Fil conducteur de la manifestation, la Seine et ses berges largement rendues aux piétons pour l'occasion accueilleront quelque 120 projets artistiques pluridisciplinaires pour une marche onirique marquée d'arrêts aux fameux belvédères, ces postes d'observation habituellement fermés au public, et qui permettent «des points de vue inédits sur le fleuve et sur la capitale», a détaillé M. Le Bon, par ailleurs directeur du Centre Pompidou-Metz.

Parmi les nouveautés, cinq projets «nomades» se déplaceront au cours de la soirée et de la nuit, parfois sur les flots comme le bateau «Tarab», une performance sonore de Tarik Atoui ou le «Parcours de feu» du collectif Groupe F, une oeuvre pyrotechnique monumentale dérivant au fil de l'eau.

Plus décalé, un «flash mob», une chorégraphie originale réunissant 175 agents de la Ville de Paris, est également prévu. «Ça, c'est gonflé!», a glissé le maire.

Plus «hype», «The Clock» de Christian Marclay égrènera ses milliers de plans cinématographiques d'horloges, de montres et de réveil puisés dans l'histoire du cinéma tout au long de la nuit. Une oeuvre qui a valu au DJ américain d'origine helvète le Lion d'Or du meilleur artiste à la Biennale de Venise 2011.

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