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Le pétrole recule à New York, peinant à rebondir après une chute mystérieuse

18/09/2012 03:13 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont terminé en baisse à New York mardi, peinant à se relever après une mystérieuse chute des prix la veille en fin d'échanges et dans un contexte de baisse de l'appétit pour le risque.

Le baril de référence pour livraison en octobre a reculé de 1,33 dollar, à 95,29 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix du brut n'ont pas réussi à rebondir après avoir été durement pénalisés la veille par un plongeon inattendu en fin de séance new-yorkaise, qui a fait perdre plus de 4 dollars en quelques minutes aux cours du Brent et du baril de référence.

Cette nouvelle baisse "fait suite à la violente baisse intervenue (lundi), et le fait que les prix n'aient pas rebondi directement (après cette chute) a déclenché un début de tendance baissière", a observé David Bouckhout, de TD Securities.

"Tout le monde est toujours en train de se gratter la tête. S'agissait-il d'un mouvement de vente lié à une (erreur) d'algorithme? De courtage? Personne n'est vraiment en mesure de dire ce qui s'est produit", a indiqué Matt Smith, de Summit Energy.

L'une des pistes envisagées par les courtiers était la célébration lundi du nouvel an juif Roch Hachana: "Un certain nombre d'ordres auraient été placés à l'avance (par des courtiers avant de s'absenter pour ce jour férié), et devaient se déclencher si un certain niveau des prix était atteint. Et ce niveau a été franchi, ce qui aurait tout déclenché", a ajouté M. Smith.

Dans un premier temps, de nombreux opérateurs avaient interprété cette baisse comme un mouvement de panique lié à des rumeurs d'une éventuelle utilisation des réserves stratégiques de brut par l'administration Obama, à moins de deux mois de l'élection présidentielle américaine, pour faire baisser les prix de l'essence.

Or, l'utilisation de réserves de brut augmenterait encore l'offre déjà abondante d'or noir sur le marché américain et exercerait de fait une nette pression baissière sur les prix, les stocks de brut ayant atteint un plus haut en 22 ans début juillet.

"De telles fluctuations des prix sont de nature à relancer les critiques sur les échanges électroniques à haute fréquence" qui permettent à des programmes informatiques de réaliser des opérations de marché à la micro-seconde près, "et sur l'influence excessive des investisseurs spéculatifs sur les principales matières premières", ont remarqué les analystes de Commerzbank.

Cependant, "il y a peu de potentiel" pour une baisse prolongée des cours, alors que la récente vague de violences dans le monde arabe, tout comme les tensions persistantes entre l'Iran et l'Occident alimentent les risques sur les approvisionnements d'or noir de la région, ont-ils estimé.

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