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Le pétrole ouvre en baisse à New York, dans un marché dégrisé

18/09/2012 09:39 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

Les prix du pétrole ont ouvert en baisse mardi à New York, dans un marché dégrisé après l'euphorie liée à l'annonce de mesures par la banque centrale américaine (Fed) jeudi dernier, et tentant de trouver des explications au violent mouvement de ventes intervenu la veille.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre cédait 52 cents, à 96,10 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres comme à New York, les prix du brut avaient violemment décroché lundi peu avant la clôture new-yorkaise, de plus de 4 dollars, avant de terminer en nette baisse de 3,23 dollars pour le Brent et de 2,38 dollars pour le WTI.

"Tout le monde est toujours en train de se gratter la tête. S'agissait-il d'un mouvement de vente lié à une (erreur) d'algorithme? De courtage? Personne n'est vraiment en mesure de dire ce qu'il s'est produit", a indiqué Matt Smith, de Summit Energy.

L'une des pistes envisagées par les courtiers était la célébration lundi du nouvel an juif Roch Hachana: "un certain nombre d'ordres auraient été placés à l'avance (par des courtiers avant de s'absenter pour ce jour férié), et devaient se déclencher si un certain niveau des prix était atteint. Et ce niveau a été franchi, ce qui aurait tout déclenché", a ajouté M. Smith.

"Le premier à piquer du nez a été le Brent, et il a été suivi par le WTI", a poursuivi le courtier qui a également observé une "nette augmentation des volumes" au moment de l'effondrement des prix.

Dans un premier temps, de nombreux opérateurs avaient interprété ce mouvement comme un mouvement de panique lié à des rumeurs d'une éventuelle utilisation des réserves stratégiques de brut par l'administration Obama, à moins de deux mois de l'élection présidentielle américaine, pour faire baisser les prix de l'essence.

Or, l'utilisation de réserves de brut augmenterait encore l'offre déjà abondante d'or noir sur le marché américain et exercerait de fait une nette pression baissière sur les prix, les stocks de brut ayant atteint un plus haut en 22 ans début juillet.

"De telles fluctuations des prix sont de nature à relancer les critiques sur les échanges électroniques à haute-fréquence" qui permettent à des programmes informatiques de réaliser des opérations de marché à la micro-seconde près, "et sur l'influence excessive des investisseurs spéculatifs sur les principales matières premières", ont remarqué les analystes de Commerzbank.

Mais au-delà de ces questions techniques, le mouvement de baisse observé mardi sur les marchés du brut était lié à "un changement d'humeur" des courtiers, "la crise de la dette en zone euro revenant en ligne de mire après l'euphorie qui avait suivi les mesures de relance de la Fed", a observé M. Smith.

ppa/sl

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