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La FIDH accuse Bahreïn de ne pas avoir tenu ses promesses de réformes

18/09/2012 09:28 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

La Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) a accusé mardi Bahreïn de ne pas avoir tenu ses promesses de réformes après sa violente répression des manifestations de 2011 à l'appel de l'opposition chiite.

Dans son dernier rapport intitulé "Faire taire la dissidence: une politique de répression systématique", la FIDH estime que "malgré les promesses du roi (de Bahreïn), les réformes restent très insuffisantes."

Le document présente les conclusions de plus d'un an d'enquête sur les politiques et les pratiques des autorités de Bahreïn après la répression des manifestations de masse qui ont secoué sa capitale Manama en février 2011, dans le sillage des révoltes populaires dans les pays arabes.

Le mouvement de contestation est animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle dans ce pays à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Le roi Hamad avait promis des changements dans la lignée des recommandations d'une commission d'enquête indépendante sur les brutalités commises pendant la répression des manifestations. Plusieurs organisations internationales l'ont cependant accusé à plusieurs reprises de ne pas avoir mis en place les réformes les plus importantes.

"Même si certains efforts ont été accomplis par les autorités de Bahreïn pour répondre à de nombreuses recommandations (de la commission), le rapport conclut que le gouvernement continue de nier quotidiennement à une majorité d'habitants de Bahreïn leurs droits fondamentaux", a déclaré la présidente de la FIDH Souheir Belhassen.

Selon le rapport de la FIDH, 80 personnes ont trouvé la mort dans le pays depuis le début de la contestation le 14 février 2011, dont 34 depuis la publication du rapport de la commission indépendante le 23 novembre 2011.

A ce jour, des défenseurs des droits de l'Homme chiites restent en prison, certains menacés d'être condamnés à des peines de prison à vie pour avoir manifesté contre le gouvernement chiite.

La FIDH a aussi recommandé mardi un mécanisme international pour superviser la mise en application des réformes recommandées par la commission d'enquête indépendante.

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