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CB: libération conditionnelle refusée pour le meurtrier David Shearing

18/09/2012 06:34 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

BOWDEN, Alta. - David Shearing, emprisonné à vie pour le meurtre d'une famille entière en Colombie-Britannique en 1982, s'est vu refuser sa demande de libération conditionnelle, mardi.

Lors d'une audience à la prison de Bowden, au nord de Calgary, la Commission des libérations conditionnelles a déterminé que Shearing n'était pas prêt à réintégrer la société. Le meurtrier demeurera derrière les barreaux pendant encore au moins deux ans, avant de pouvoir soumettre une nouvelle demande.

Shearing, qui utilise maintenant le nom de jeune fille de sa mère Ennis, a tué par balles George et Edith Bentley, leur fille Jackie et son mari, Bob Johnson, alors que la famille faisait un voyage de camping en Colombie-Britannique en 1982.

Il a gardé les filles du couple — Janet, âgée de 13 ans, et Karen, âgée de 11 ans — en vie pendant près d'une semaine, les a agressées sexuellement avant de les amener, chacune à leur tour, dans les bois pour les tuer.

Shearing a par la suite placé les six corps dans la voiture de la famille, l'a poussée au bas d'une pente pour ensuite l'incendier.

Shearing a plaidé coupable et a reçu la peine maximale de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Il avait déjà entamé des démarches pour être libéré en 2008. Sa demande avait également été refusée. Il peut présenter de telles requêtes tous les deux ans.

Trente ans après les sextuples meurtres, le drame hante toujours Kelly Nielsen, qui a perdu tragiquement ses grands-parents, son oncle, sa tante et ses cousines.

«C'est possible d'enfouir tout ça dans le fond de sa conscience, mais de temps à autre, ces événements remontent à la surface. On ne peut pas oublier ça.»

Celle qui avait 18 ans au moment des meurtres comptait être présente, aux côtés de plusieurs membres de sa famille, aux audiences de la Commission des libérations conditionnelles.

«Chaque fois, ça nous ramène à 1982», soutient-elle.

Accompagnée de membres de sa famille, elle comptait faire une déclaration à la Commission.

«Je veux qu'ils sachent que ce ne sera jamais terminé pour nous. Tous les deux ans, nous revivons ce drame et c'est très douloureux.»

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