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Attaque anti-américaine à Tunis: quatre manifestants écroués

18/09/2012 03:52 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

Quatre Tunisiens interpellés après l'attaque de l'ambassade américaine à Tunis ont été inculpés et écroués, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Un juge d'instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis des mandats de dépôt contre quatre personnes pour leur participation présumée à l'attaque contre l'ambassade des Etats-Unis, a indiqué cette source.

L'identité et l'appartenance à d'éventuels groupes de ces accusés n'ont pu être précisées.

Un cinquième suspect a été interrogé et laissé en liberté, a indiqué radio Mosaïque FM, ajoutant que les cinq personnes seront jugées au civil.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué avoir procédé à 75 interpellations parmi les manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste.

Quatre personnes ont été tuées, dont trois par balles, et 49 autres ont été blessées vendredi au cours de violents affrontements entre la police et des manifestants en colère contre un film islamophobe réalisé aux Etats-unis.

Mohamed Bakhti, un jeune leader salafiste connu pour avoir organisé en 2011 de longs sit-in de protestations à la faculté de la Manouba (ouest de Tunis), fait partie des personnes interpellées, selon la presse.

Cet étudiant aurait été directement impliqué dans l'organisation de l'attaque et aurait diffusé des appels à la violence lors des manifestations.

La police est à la recherche de dirigeants salafistes jihadistes, dont Seif Allah Ibn Hussein, alias Abou Iyadh, chef du courant "Ansar al-charia" (Partisans de la charia).

Ce dernier a échappé une première fois à son arrestation vendredi dernier et une deuxième fois lundi.

La presse tunisienne a critiqué vivement mardi l'échec la veille de cette arrestation, l'homme ayant prêché dans une mosquée du centre de Tunis sans que les policiers présents n'interviennent.

Une séance plénière de l'Assemblée nationale constituante va être consacrée mercredi après-midi à des questions au gouvernement sur ces événements, alors que les appels à la démission du ministre de l'Intérieur se multiplient.

Bsh/cco

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