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Syrie: réunion ministérielle du "groupe de contact" lundi au Caire, selon l'Iran

17/09/2012 02:43 EDT | Actualisé 16/11/2012 05:12 EST

Le "groupe de contact" quadripartite sur la Syrie (Iran, Egypte, Turquie et Arabie saoudite) se réunira pour la première fois au niveau ministériel lundi après-midi au Caire, ont annoncé les médias iraniens.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi doit se rendre lundi dans la capitale égyptienne pour participer à cette rencontre, a indiqué l'agence officielle Irna.

Selon Irna, le chef de la diplomatie iranienne devrait également être reçu par le président égyptien Mohammad Morsi durant son séjour au Caire.

"Une réunion ministérielle (du groupe de contact sur la Syrie) aura lieu cet après-midi au Caire", a précisé M. Salehi cité par l'agence semi-officielle Isna.

"Le fait que quatre pays importants de la région se réunissent pour parler de ce dossier sensible est déjà en soi un pas positif, et nous espérons que les résultats (de cette réunion) seront conformes aux intérêts de tous les peuples de la région et de la paix et la stabilité", a-t-il ajouté.

Selon l'agence Fars, le nouveau médiateur international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, qui revient de Damas, devrait également participer à une partie de cette réunion.

Le "groupe de contact" de quatre puissances régionales intéressées au règlement de la crise syrienne a été créé à la suite d'une initiative en août du président égyptien Morsi.

Il intègre l'Iran, qui a été exclu par les Occidentaux de la plupart des initiatives diplomatiques sur la question syrienne en raison du soutien inconditionnel apporté jusqu'a présent par Téhéran au régime de Damas.

Les trois autres membres du groupe, l'Egypte, la Turquie et l'Arabie saoudite, estiment en revanche que le départ du président syrien Bachar al-Assad est indispensable pour tout règlement de la crise. M. Morsi a répété la semaine dernière à Bruxelles que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir car "il n'y a pas de place pour un président qui tue son peuple".

M. Salehi a confirmé lundi à l'agence Isna que Téhéran souhaitait rééquilibrer le "groupe de contact" en l'élargissant à deux autres pays soutenant le régime syrien, l'Irak et le Venezuela.

"Nous espérons que, selon la demande du président (iranien) Ahmadinejad au président Morsi, l'Irak et le Venezuela seront adjoints à ce groupe pour renforcer l'initiative égyptienne", a dit le ministre qui s'est montré prudent sur les chances de voir cette demande acceptée. "Nous devons attendre et voir le résultat des négociations", a-t-il ajouté.

Cette première réunion ministérielle du "groupe de contact" a été préparée par une rencontre le 10 septembre au Caire au niveau des vice-ministres.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères avait alors précisé que l'Egypte espérait obtenir "un consensus" sur un certain nombre de principes, dont "la fin immédiate des meurtres et de la violence, la préservation de l'unité, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie et la nécessité de lancer un processus politique avec la participation des diverses composantes du peuple syrien".

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