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Réunion en début de soirée au Caire du groupe quadripartite sur la Syrie

17/09/2012 08:34 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

Le groupe de contact quadripartite sur la Syrie regroupant l'Iran, l'Egypte, la Turquie et l'Arabie saoudite se réunira pour la première fois au niveau ministériel lundi au Caire, selon une source officielle égyptienne.

Les chefs de la diplomatie "d'Egypte, de Turquie et d'Iran se retrouveront vers 16H45 GMT au siège du ministère des Affaires étrangères pour discuter des développements de la situation humanitaire et politique en Syrie", selon un communiqué des Affaires étrangères égyptiennes.

Il n'était pas pas clair dans l'immédiat qui va représenter le royaume saoudien dont le chef de la diplomatie Saoud Al-Fayçal, 72 ans, a quitté début septembre l'hôpital après une opération aux intestins le 11 août et devait observer une période de convalescence.

Cette première réunion ministérielle du "groupe de contact", créé à l'initiative du président égyptien Mohamed Morsi, a été préparée par une rencontre le 10 septembre au Caire de responsables de rang inférieur.

L'émissaire international Lakhdar Brahimi, qui a achevé dimanche sa première mission en Syrie depuis sa prise de fonction le 1er septembre, devait participer à cette réunion, a indiqué un diplomate arabe.

Ce sont les médias officiels iraniens qui avaient annoncé le matin la tenue de cette rencontre.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, dont le pays est un allié du président syrien, y participera et sera par ailleurs reçu par M. Morsi, selon l'agence officielle Irna.

"Le fait que quatre pays importants de la région se réunissent pour parler de ce dossier sensible est en soi un pas positif, et nous espérons que les résultats (de la réunion) seront conformes aux intérêts de tous les peuples de la région et de la paix et la stabilité", a dit M. Salehi en Iran.

L'Iran a été exclu par les Occidentaux de la plupart des initiatives diplomatiques sur la question syrienne en raison de son soutien inconditionnel au régime de Damas.

M. Salehi a répété que Téhéran souhaitait rééquilibrer le "groupe de contact" en l'élargissant à deux autres pays qui ne sont pas hostiles au régime Assad, l'Irak et le Venezuela.

En effet, l'Egypte, la Turquie, et l'Arabie saoudite estiment que le départ de M. Assad est indispensable pour tout règlement du conflit, déclenché il y a 18 mois par une contestation pacifique qui s'est ensuite militarisée face à la répression brutale des forces du régime.

M. Morsi a encore répété la semaine dernière que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir car "il n'y a pas de place pour un président qui tue son peuple".

Au Caire, une source diplomatique citée par le quotidien Al-Ahram a affirmé que le groupe était "ouvert" à la possibilité d'inclure "d'autres parties à l'avenir".

Selon un diplomate arabe, M. Brahimi devait aussi s'entretenir à huis clos avec le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi des résultats de sa mission en Syrie.

Le médiateur, qui avait effectué une visite au Caire avant Damas, avait lui même estimé que sa mission était "très difficile" et il en a eu la confirmation en Syrie après avoir entendu les positions des belligérants.

Les rebelles ont dit que sa mission est vouée à l'échec après avoir souligné que le régime Assad ne pouvait être renversé "que par la force". M. Assad de son côté a répété sa volonté de poursuivre sa guerre contre les rebelles.

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