La Commission des libérations conditionnelles a autorisé Robert Latimer à participer à une table ronde sur les enjeux liés à la fin de la vie qui se tiendra au Royaume-Uni, en octobre prochain.

Robert Latimer purge une peine d'emprisonnement à vie pour avoir mis fin aux jours de sa fille de 12 ans, en 1993.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada l'autorise à quitter le pays, ce qui n'est pas habituellement permis. M. Latimer, qui a obtenu une libération conditionnelle totale en décembre 2010, aura ainsi doit à un passeport restreint pour participer à l'événement organisé par l'Université Oxford le 18 octobre.

La Commission soutient que Robert Latimer attirera sans doute beaucoup l'attention des médias, mais qu'il n'est pas dangereux pour la population. Le gouvernement du Royaume-Uni devra par ailleurs approuver la demande de visa de Robert Latimer, sans quoi sa permission spéciale sera retirée.

En octobre 1993, le fermier de Wilkie, en Saskatchewan, a empoisonné au monoxyde de carbone sa fille Tracy qui était très lourdement handicapée.

Condamné pour meurtre au second degré en 1994, l'homme de 59 ans a toujours affirmé qu'il avait agi par amour et par compassion envers sa fille.

Dans un entretien récent accordé à La Presse Canadienne, Robert Latimer a réitéré son point de vue. « On ne devrait pas torturer les gens seulement pour les maintenir en vie », a-t-il affirmé.

M. Latimer compte d'ailleurs assister à la table ronde sur l'euthanasie pour démontrer combien le système canadien est « tordu ».