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Maroc: le procès d'un cousin du roi contre un député reporté au 1er octobre

17/09/2012 09:19 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

Le procès pour diffamation intenté par le prince Moulay Hicham, cousin germain du roi du Maroc, contre un député a été reporté au 1er octobre, à l'issue d'une première audience lundi à Casablanca, afin de "permettre aux avocats de préparer la défense", a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette audience s'est déroulée en matinée en présence du prince en personne, une première dans l'histoire de la monarchie. De nombreux médias marocains et étrangers couvraient en conséquence l'événement, d'après la même source.

Dès son ouverture, les avocats de la défense ont voulu soulever un vice de procédure, estimant que la plainte n'était pas "légale" car ne comportant pas le nom et la signature du conseil de Moulay Hicham.

"A aucun moment la loi marocaine n'exige la signature de l'avocat du plaignant et votre démarche vise à gagner du temps", a rétorqué Me Abderrahim Berrada.

"La plainte a été reçue (par le député, ndlr) il y a plus d'un mois. Donc la défense a eu suffisamment de temps pour préparer le dossier", a encore plaidé Me Berrada, en vain.

En réponse au président du tribunal, qui l'informait de la date de la prochaine audience, le 1er octobre, le prince Moulay Hicham a signalé qu'il ne pourrait être présent en raison "de contraintes liées à (son) agenda".

"Puisque la loi n'exige pas ma présence (...), je serai donc représenté par mon avocat Me Berrada", a-t-il noté.

Le député du l'Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition) Abdelhadi Khairate, est poursuivi pour avoir affirmé -selon des propos rapportés début août par la presse- que Moulay Hicham avait bénéficié, il y a plusieurs années, d'un prêt bancaire sans garanties.

Contacté après l'audience, M. Khairate, également directeur des deux quotidiens de l'USFP --Libération (francophone) et Al-Ittihad al-Ichtiraki (arabophone)-- n'a pas souhaité réagir.

Interrogé par l'AFP, Moulay Hicham, qui appelle à une réforme profonde de la monarchie marocaine et est surnommé "le prince rouge", s'est dit "personnellement satisfait".

"J'ai assisté (à l'audience) par respect pour l'institution judiciaire et pour montrer que je ne suis nullement intimidé par" M. Khairate, a-t-il ajouté.

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