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Malgré les risques, la revue italienne "Chi" veut montrer Kate et William en personnes normales

17/09/2012 10:20 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

L'hebdomadaire italien "Chi", propriété du groupe Berlusconi, a publié lundi des photos de Kate Middleton les seins nus, pour montrer la future reine d'Angleterre et son mari William comme des personnes normales, sans provoquer en Italie l'émoi suscité ailleurs.

"Kate Middleton - Scandale à la cour: la reine est nue!" titre en Une le magazine avec trois photos à l'appui : la plus grande montre Kate en monokini derrière la balustrade d'une terrasse, la seconde en train de remettre son haut, et la troisième en train d'étaler de la crème solaire sur les épaules de William.

La revue consacre un dossier de 28 pages au couple et aux fameuses photos, publiées vendredi par le magazine français Closer, également propriété du groupe Mondadori contrôlé par la famille Berlusconi.

Comme Closer attaquée en France au civil et au pénal par les intéressés, la revue Chi s'expose en Italie à des poursuites judiciaires en vertu de la législation sur le droit à l'image et pour la protection de la vie privée, mais son directeur Alfonso Signorini ne semblait pas inquiet.

Selon ses propos cités lundi dans le Corriere della Sera, les photos ont été prises "depuis la rue et n'importe quel passant aurait pu les faire". A ses yeux, la situation n'est pas comparable aux photos de jeunes femmes prises en 2007 dans la villa de Silvio Berlusconi en Sardaigne, affaire pour laquelle le photographe fait l'objet d'un procès encore en cours pour être entré sans autorisation.

Au début du numéro, M. Signorini annonce un "reportage extraordinaire" en soulignant que "pour la première fois, la future reine d'Angleterre apparaît de manière naturelle, sans les contraintes liées à l'étiquette".

"Aujourd'hui, ceux qui crient au scandale sont encore prisonniers de l'idée d'une monarchie faite d'hommes et de femmes parfaits, qui ne sont pas des humains", se justifie-t-il.

Les photos, prises au téléobjectif, sont un peu floues. On y voit la jeune femme sortir sur la terrasse d'une propriété de famille du Sud de la France, étendre sa serviette, et ôter le haut de son maillot de bain.

 

- histoire "si ennuyeuse" -

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L'hebdomadaire propose également un article qui s'interroge sur "Le sein de Kate : naturel ou refait?". Un autre est consacré à "son passé peu conventionnel", et son histoire "pas toujours conforme à l'étiquette de la future reine d'Angleterre".

En Italie où les images de célébrités prenant le soleil en topless sont légion, l'affaire a fait peu de bruit. "L'histoire du topless de Kate Middleton est si ennuyeuse. Cela intéresse-t-il vraiment quelqu'un ?" s'est interrogé Domenico Naso, l'un des blogueurs du journal du Fatto Quotidiano.

L'hebdomadaire Chi avait déjà fait scandale en étant l'une des rares revues à publier une photo choquante de la princesse Diana en train d'agoniser après l'accident dont elle fut victime à Paris en 1997.

Marina Berlusconi, fille de l'ex-chef du gouvernement italien et présidente de la maison d'édition Mondadori, a défendu dimanche la décision de la revue de publier les photos de Kate Middleton.

"La Mondadori, dont je suis présidente, est une maison d'édition qui utilise de la meilleure manière possible cette liberté et cette autonomie que les actionnaires lui ont toujours reconnues, et à cette occasion aussi elle s'est bornée à faire son métier", a-t-elle affirmé dans une lettre ouverte.

Elle a par ailleurs fait savoir que son père n'avait rien à voir avec cette décision. "Il s'occupe de politique, il a autre chose à faire qu'à penser à un reportage photo", a-t-elle dit.

Il y a deux ans, Chi avait publié des photos de Marina Berlusconi elle-même, "topless".

Selon un avocat spécialisé interrogé par l'AFP, les photos de Kate constituent "une violation manifeste" de la vie privée. La famille royale pourrait obtenir en justice "des centaines de milliers d'euros", a ajouté Alessandro Barretta.

En Italie, une agence gouvernementale est chargée de veiller au respect de la vie privée et a le pouvoir de bloquer une publication. Contactée par l'AFP, cette autorité a fait savoir qu'elle ne pouvait intervenir qu'à la demande de Buckingham Palace.

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