Les établissements américains au Liban sont protégés par les services de sécurité, a assuré lundi le ministre de l'Intérieur, trois jours après que des islamistes eurent incendié un fast-food américain dans le nord du pays pour protester contre un film anti-islam.

"Il y a eu coordination (du ministère, ndlr) avec les services de sécurité pour protéger les établissements américains", a affirmé Marwan Charbel à une radio locale.

"Des Libanais vivent de ces établissements", a-t-il ajouté, en référence notamment aux chaînes américaines de restauration rapide qui emploient de nombreux jeunes libanais.

Un manifestant a été tué et 25 autres ont été blessés vendredi dans des heurts à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, entre les forces de sécurité et des islamistes qui avaient incendié un restaurant KFC pour protester contre le film "Innocence of Muslims" (L'innocence des musulmans), qui dénigre l'islam.

Le ministre Charbel a regretté que les "manifestations s'en prennent aux établissements pour leur seul nom".

Ses propos interviennent au lendemain de l'appel lancé par le chef du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah à une semaine de protestations contre le film dont la diffusion a embrasé les rues de nombreux pays musulmans.

Le ministre de l'Intérieur s'est voulu rassurant en affirmant que "ces manifestations seront limitées dans le temps et l'espace".

Le chef du puissant parti armé avait appelé ses partisans à "montrer au monde entier (leur) colère et (leurs) cris, lundi et les jours qui suivent".

Ceux-ci, selon lui, devront manifester lundi dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du parti, mercredi à Tyr (sud), vendredi à Baalbeck (est), samedi à Bint Jbeil dans le sud, et Hermel (est) dimanche.

Hassan Nasrallah a décrit ce film comme la "pire attaque contre l'islam, pire encore que les +Versets sataniques+ (un roman de Salman Rushdie publié en 1988), que le fait de brûler des exemplaires du Coran en Afghanistan ou que les caricatures du prophète Mahomet" publiées par un journal au Danemark en 2005.

Dix-huit personnes sont mortes au total dans le monde dans les violences liées au film, dont l'ambassadeur américain et trois autres membres du corps diplomatique américain en Libye.

ram/sw

Les images compilées par nos collègues du HuffPost américain:
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  • A burnt out vehicle sits smoldering in flames after it was set on fire inside the US consulate compound in Benghazi, late on September 11, 2012. (STR/AFP/GettyImages)

  • A broken window after an attack on the U.S. Consulate by protesters in Benghazi, Libya, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • The U.S. Consulate after an attack by protesters in Benghazi, Libya, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • A burnt car is seen after an attack on the U.S. Consulate by protesters in Benghazi, Libya, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • Soot and debris spills out of the U.S. Consulate after an attack by protesters in Benghazi, Libya, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • A man looks at documents at the U.S. consulate in Benghazi, Libya, after an attack that killed four Americans, including Ambassador Chris Stevens, Wednesday, Sept. 12, 2012. The graffiti reads, "no God but God," " God is great," and "Muhammad is the Prophet." (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • A man walks on the grounds of the U.S. consulate in Benghazi, Libya, after an attack that killed four Americans, including Ambassador Chris Stevens, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • Glass, debris and overturned furniture are strewn inside a room in the gutted U.S. consulate in Benghazi, Libya, after an attack that killed four Americans, including Ambassador Chris Stevens, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • A man walks through a room in the gutted U.S. consulate in Benghazi, Libya, after an attack that killed four Americans, including Ambassador Chris Stevens, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • Libyans walk on the grounds of the U.S. consulate in Benghazi, Libya, after an attack that killed four Americans, including Ambassador Chris Stevens, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • Libyans walk on the grounds of the gutted U.S. consulate in Benghazi, Libya, after an attack that killed four Americans, including Ambassador Chris Stevens, Wednesday, Sept. 12, 2012. (AP Photo/Ibrahim Alaguri)

  • A vehicle and the surrounding area are engulfed in flames after it was set on fire inside the US consulate compound in Benghazi, late on September 11, 2012. (STR/AFP/GettyImages)

  • An armed man waves his rifle as buildings and cars are engulfed in flames after being set on fire inside the US consulate compound in Benghazi, late on September 11, 2012. (STR/AFP/GettyImages)

  • A vehicle burns after it was set on fire inside the US consulate compound in Benghazi late on September 11, 2012. (STR/AFP/GettyImages)

  • A vehicle sits smoldering in flames after being set on fire inside the US consulate compound in Benghazi late on September 11, 2012. (STR/AFP/GettyImages)

  • A vehicle and surrounding buildings smolder after they were set on fire inside the US consulate compound in Benghazi, late on September 11, 2012. (STR/AFP/GettyImages)

  • LIBYA CONSULATE

    Map locates Benghazi, Libya, where the U.S. ambassador to Libya and three other Americans were killed in an attack