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Les juges grecs sont aussi en grève

17/09/2012 07:01 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

C'est maintenant au tour des juges et des procureurs grecs de dénoncer les réductions de salaire imposées par Athènes dans le cadre de ses mesures d'austérité. Ils entament des grèves dès lundi.

À l'exception des dossiers urgents, les tribunaux civils et pénaux seront paralysés pendant une semaine. Du côté des tribunaux administratifs, la grève s'étendra sur deux semaines, précise un communiqué des unions des juges.

D'après le regroupement de magistrats, « les nouvelles coupes sont exagérées et au total la réduction pourrait dépasser 50 % sur les salaires nets en deux ans ». Depuis le début du mois, différentes catégories de fonctionnaires ont entrepris des moyens de pression, comme des médecins, des pompiers, des policiers et des universitaires.

Ces employés de l'État sont touchés par les nouvelles mesures de réduction budgétaire de 11,5 milliards d'euros (14,7 milliards de dollars canadiens) qui sont exigées par les créanciers de la Grèce, l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

D'ailleurs, une grève générale est prévue par les syndicats des secteurs privé et public le 26 septembre. Ce sera le premier rassemblement semblable depuis l'élection en juin du gouvernement de coalition du conservateur Antonis Samaras.

Une récession qui perdure, une relance pénible

Dans un entretien publié dimanche, la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter, a précisé qu'Athènes n'obtiendra pas plus d'argent, mais qu'elle pourrait avoir « quelques semaines » pour faire face aux exigences qui sont réclamées par ses créanciers.

Plutôt que de relancer l'économie grecque, les mesures d'austérité ont freiné la consommation et aggravé la récession, qui perdure depuis cinq ans en Grèce et les perspectives restes peu encourageantes. Le PIB du pays devrait reculer d'au moins 7 % cette année.

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