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Les 54 députés du PQ assermentés

17/09/2012 08:38 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

Les 54 députés du Parti québécois élus le 4 septembre, y compris la chef Pauline Marois, ont été assermentés lundi après-midi par le secrétaire général de l'Assemblée nationale afin de pouvoir siéger au Parlement.

« Bienvenus à l'Assemblée nationale, maison du peuple québécois », a déclaré la première ministre désignée, au terme d'une cérémonie qui se tenait au Salon rouge de l'Hôtel du Parlement, à Québec.

Comme le veut la tradition, la chef Pauline Marois, ainsi que les 53 autres députés péquistes, a prêté serment au peuple québécois et à la reine Élisabeth II, en apposant la main sur la Bible.

Le drapeau canadien a néanmoins été retiré du Salon rouge pour l'occasion.

De leur côté, les députés de la Coalition avenir Québec doivent prêter serment mardi matin, tandis que ceux du Parti libéral du Québec, qui formeront l'opposition officielle, le feront mardi après-midi.

Le Conseil des ministres

Mercredi, la chef du Parti québécois annoncera qui seront les ministres qui composeront son premier Cabinet à la tête du gouvernement québécois.

Avant la cérémonie d'assermentation, le député de Rousseau, Nicolas Marceau, n'a pas caché son ambition d'occuper un poste au sein du Cabinet. « Évidemment que j'aimerais être ministre », a-t-il confié aux journalistes.

Léo Bureau-Blouin, le plus jeune député de l'histoire à l'Assemblée nationale, a pour sa part affirmé qu'il « ne demandait rien ». « J'ai encore beaucoup à prouver au peuple québécois », a-t-il dit.

De son côté, la députée de Taschereau, Agnès Maltais, s'est contenté de dire qu'elle souhaitait que Mme Marois « fasse le cabinet de ses rêves ».

Le député dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Daniel Breton, a pour sa part répondu avec un brin d'humour aux questions des journalistes. « C'est pratique parce qu'avant, il fallait rester proche du téléphone, mais aujourd'hui, le téléphone reste proche de vous », a-t-il lancé, faisant référence à l'appel tant attendu de la première ministre élue.

Et quand les appels auront été faits, comme Pauline Marois dirigera un gouvernement minoritaire (moins de la moitié des 125 sièges à l'Assemblée nationale), les péquistes devront compter sur le soutien du Parti libéral ou de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour faire adopter leurs projets de loi à l'Assemblée nationale.

« Mme marois va surprendre énormément de gens qui avaient des réserves à son sujet. Comme première ministre, je pense qu'elle va habiter le rôle de façon exemplaire », a soutenu le député de la circonscription de Rosemont, Jean-François Lisée.

Le gouvernement peut toutefois adopter certaines mesures par décret ministériel. D'ailleurs, parmi les premières décisions attendues du gouvernement Marois figure un décret qui marquera l'annulation de la hausse des droits de scolarité adoptée par le gouvernement libéral sortant.

Un second décret devrait aussi être rapidement adopté par le gouvernement péquiste, soit celui qui marquera la reprise des travaux à l'Assemblée nationale. La rumeur veut que ce soit le 30 octobre prochain.

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