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Le marché résidentiel canadien a accusé un recul en août, selon l'ACI

17/09/2012 09:10 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

OTTAWA - L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a revu à la baisse, lundi, ses prévisions en matière de ventes résidentielles et de prix moyen pour 2012 et 2013, alors qu'elle faisait état de la plus importante diminution d'activité d'un mois à l'autre en deux ans.

L'ACI a indiqué que le resserrement des règles sur les prêts hypothécaires, en juillet, avait contribué le mois dernier à la plus forte baisse des ventes de résidences d'un mois à l'autre depuis juin 2010.

Les ventes canadiennes de maisons et d'appartements en copropriété par leur propriétaire ont maintenant reculé lors de cinq des six derniers mois.

«Même si nous répétons toujours que les tendances du marché de l'habitation à l'échelle nationale peuvent contredire et contredisent les tendances dans de nombreux marchés locaux, la baisse des ventes en août était certainement le résultat du courant qui s'est déplacé dans la même direction dans l'ensemble du pays», a affirmé le président de l'ACI, Wayne Moen, par voie de communiqué.

Le nombre de ventes résidentielles traitées par l'entremise des systèmes MLS des chambres et associations immobilières canadiennes a chuté de 5,8 pour cent en août comparativement à juillet, et de 8,9 pour cent rapport à la même période il y a un an, a annoncé l'ACI.

L'association a revu à la baisse ses prévisions. Elle croit maintenant que les ventes résidentielles à l'échelle nationale augmenteront de 1,9 pour cent, à 466 900 logements, en 2012, alors qu'elle prévoyait en juin la vente de 475 800 résidences en 2012, pour une hausse de 3,8 pour cent par rapport à l'année précédente.

Pour 2013, l'ACI prévoit une baisse de volume de 1,9 pour cent, à 457 800 unités.

Par ailleurs, l'organisme s'attend à ce que le prix moyen n'augmente que de 0,6 pour cent au pays en 2012, à 365 000 $, et d'un peu moins d'un dixième de point de pourcentage l'an prochain, à 364 500 $. En juin, il prévoyait que les prix augmenteraient de 2,2 pour cent, à 370 000 $, cette année.

David Madani, économiste chez Capital Economics, a estimé que le récent recul des ventes de résidences laissait croire qu'une correction du marché était en cours.

L'ACI a indiqué que des diminutions avaient été enregistrées dans environ les deux tiers des marchés locaux représentant 80 pour cent des ventes nationales. Des baisses mensuelles ont été constatées dans presque tous les grands centres urbains, y compris Toronto, Montréal, Vancouver, la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, Calgary, Edmonton et Ottawa.

Le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions, qui sert à mesurer l'équilibre du marché, se situait à 51 pour cent à l'échelle nationale en août, contre 53,1 pour cent en juillet.

Le nombre de mois qu'il faudrait pour vendre les maisons actuellement disponibles au taux de vente actuel à l'échelle nationale, une autre mesure de l'équilibre d'un marché, s'élevait à 6,5 mois à la fin d'août, en hausse par rapport à 6,1 mois à la fin de juillet.

«La baisse générale des ventes en août porte à croire que certains acheteurs ne sont plus admissibles à l'obtention d'un prêt hypothécaire depuis que les périodes d'amortissement visant les prêts hypothécaires à proportion élevée ont été réduites», a indiqué l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump.

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