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La Syrie dans une "grave spirale de violences", selon un envoyé de l'ONU

17/09/2012 12:21 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

La guerre en Syrie s'installe dans une "grave spirale de violences", alors que les forces gouvernementales multiplient leurs attaques contre des civils, a rapporté lundi un envoyé spécial de l'ONU pour le Proche-Orient.

Les Nations unies ont aussi constaté les "graves conséquences" du conflit sur les pays voisins de la Syrie, a ajouté devant le Conseil de sécurité Robert Serry, coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient.

"La violence et les tueries continuent de s'étendre en raison d'une dangereuse militarisation du conflit", a déploré M. Serry lors d'une réunion du conseil consacrée au Proche-Orient.

"Les opérations militaires touchent maintenant toutes les grandes villes. Les forces gouvernementales ont accrû leurs bombardements contre les zones de civils, sans distinction, avec des armes lourdes, des chars et des moyens aériens", a précisé M. Serry.

Les opérations des groupes de l'opposition se sont aussi "intensifiées", a-t-il ajouté.

Alors que l'opposition syrienne parie sur l'échec de la mission de l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Lakhdar Brahimi, M. Serry a rappelé qu'étant "confrontés à une grave spirale de violences, nos objectifs restent les mêmes: arrêter le bain de sang et les violations des droits de l'Homme, soulager les souffrances humaines et chercher une solution politique".

L'aggravation du conflit conduit à de "graves conséquences pour les voisins de la Syrie", a-t-il ajouté, en indiquant que l'ONU avait protesté auprès de la Syrie contre des opérations des forces gouvernementales dans une zone de sécurité supervisée par l'ONU entre la Syrie et Israël, sur le plateau du Golan.

La situation est aussi "tendue" à la frontière entre la Syrie et le nord du Liban, où des bombardements ont eu lieu, a noté M. Serry.

Lakhdar Brahimi doit de son côté rendre compte au Conseil de sécurité, dans les prochains jours, de ses entretiens à Damas avec le président syrien Bachar al-Assad et d'autres responsables syriens.

Le conflit a fait depuis mars 2011 plus de 27.000 morts, selon l'Organisation syrienne des droits de l'Homme (OSDH). L'ONU a recensé pour sa part plus de 20.000 morts et s'inquiète des divisions internationales croissantes qui pourraient attiser le conflit.

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