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Irak: la commission électorale pratiquement au complet

17/09/2012 08:52 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

Le parlement irakien est parvenu lundi à se mettre d'accord sur huit des neuf membres qui doivent composer la future commission électorale, étape cruciale en vue de l'organisation des scrutins provinciaux prévus l'an prochain, a-t-on appris auprès d'une députée.

"Nous avons élu huit membres de la commission électorale", a annoncé à l'AFP Samira Moussaoui, élue de la formation de l'Etat de Droit dirigée par le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

Sur ces huit membres, quatre font partie de l'Alliance nationale, dominée par les chiites, deux sont Kurdes et deux autres encore appartiennent à Iraqiya, le bloc laïque dominé par les sunnites.

Le vote organisé au parlement "a eu lieu sur fond de graves désaccords entre les députés", a souligné Mme Moussaoui.

Le neuvième membre de la commission devrait être issu d'une des minorités représentées au parlement, selon elle.

Elle a ajouté qu'aux neuf membres de la commission seraient adjoints neuf suppléants, à choisir parmi les blocs politiques qui ne sont pas représentés dans la liste des titulaires.

Enfin, la commission doit se choisir un président, à sélectionner parmi ses neuf membres.

Le processus de sélection achevé, la commission électorale pourra passer à la préparation des élections provinciales, qui, selon le calendrier retenu, doivent se dérouler en mars prochain.

La composition et l'organisation de la future commission électorale ont fait l'objet de débats houleux ces derniers mois, sur fond de grave crise politique.

En mai, élus et responsables politiques étaient parvenus à opérer une pré-sélection de 60 candidats pour les neuf postes, mais le processus s'était subitement arrêté, chaque formation tentant de mettre en avant ses candidats, menaçant ainsi l'indépendance de la commission.

A cela s'était ajouté fin août la condamnation du président sortant de la commission, Faraj al-Haïdari, et de deux autres membres à un an de prison avec sursis pour corruption. Les trois hommes réfutent les accusations.

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