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Hospitalisation d'un prisonnier palestinien en Israël en grève de la faim

17/09/2012 02:41 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

Un Palestinien détenu par Israël, en grève de la faim depuis près de trois mois, a été hospitalisé en soins intensifs à cause d'une hypoglycémie, a indiqué lundi une porte-parole du Club des prisonniers palestiniens, à Ramallah (Cisjordanie).

Amani Sarahna a expliqué que le prisonnier, Samer Barq, un des trois Palestiniens en grève de la faim pour protester contre leur détention sans procès, a été transféré lundi soir vers une unité de soins intensifs du centre médical d'Assaf Harofeh, dans le centre d'Israël.

"Il semblerait qu'il refuse de prendre des liquides ou des vitamines", a-t-elle déclaré à l'AFP, citant les médecins qui ont prévenu ses avocats.

La porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne Sivan Weizman a pour sa part affirmé à l'AFP que M. Barq avait été transféré de la prison vers un hôpital civil dimanche, précisant ne pas être autorisée à donner des précisions sur son état de santé.

Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge s'était déclaré "extrêmement préoccupé par la détérioration de l'état de santé" de trois détenus palestiniens en grève de la faim de longue durée, Samer Barq, Hassan Safadi et Ayman Sharawneh.

"Ces hommes vont mourir si les autorités détentrices ne trouvent pas rapidement une solution", soulignait Juan Pedro Schaerer, chef de la délégation du CICR pour Israël et les territoires occupés.

Amnesty International avait indiqué fin août que Hassan Safadi et Samer Barq avaient entamé une grève de la faim, respectivement depuis le 22 mai et le 21 juin, pour dénoncer la détention administrative, une disposition héritée du mandat britannique qui prévoit qu'un tribunal militaire peut ordonner la mise en détention sans inculpation ni jugement pour une période de six mois, renouvelable indéfiniment.

Quelque 1.600 à 2.000 détenus palestiniens d'Israël, dont M. Safadi, ont participé à une grève de la faim massive lancée en avril, qui s'est conclue par un accord le 14 mai avec l'administration pénitentiaire.

L'une de leurs principales revendications était la libération des détenus à l'issue de leur période de détention administrative en cours, à moins que de nouvelles charges ne soient formulées.

M. Safadi a de nouveau refusé de s'alimenter quand sa détention administrative a été renouvelée.

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