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Crise syrienne: des représentants du «Quatuor islamique» réunis au Caire

17/09/2012 04:52 EDT | Actualisé 16/11/2012 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Le président égyptien a reçu lundi le ministre turc des Affaires étrangères pour discuter de la crise syrienne, quelques heures avant le début d'un sommet des puissances régionales, qui tenteront de trouver une façon de mettre fin à la guerre civile en Syrie.

La sommet du Caire sera la première réunion des ministres des Affaires étrangères du «Quatuor islamique» pour le dialogue en Syrie, une initiative lancée par le nouveau président égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi.

Le Quatuor rassemble trois pays qui soutiennent la rébellion syrienne — la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Égypte —, ainsi que l'Iran, le principal allié du régime syrien dans la région.

Le porte-parole de la présidence égyptienne, Yasser Ali, a indiqué que le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, avait déclaré à M. Morsi que le soutien politique et financier du régime syrien par l'Iran était bien connu.

Selon M. Ali, le chef de la diplomatie turque a aussi déclaré qu'il espérait que la réunion du Quatuor, plus tard en soirée, se penche sur la relation étroite entre l'Iran et la Syrie.

Le président égyptien tente de convaincre l'Iran de cesser de soutenir aveuglément le régime de Bachar el-Assad en échange de son aide pour mettre fin à l'isolement régional du régime iranien, ont indiqué de proches collaborateurs de la présidence égyptienne la semaine dernière.

Mohamed Morsi aurait offert plusieurs mesures incitatives à l'Iran, notamment le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays et des efforts de réconciliation entre l'Iran et les pays du golfe Persique.

À son arrivée au ministère égyptien des Affaires étrangères au Caire, le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar, a déclaré qu'il était porteur d'un message de paix et de fraternité.

L'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Lakhdar Brahimi, devait participer à un dîner avec les chefs de la diplomatie des quatre pays après leur réunion.

Des missiles syriens en territoire libanais

Sur le terrain, quatre missiles tirés par deux avions de chasse syriens sont tombés lundi sur le territoire libanais, près de la ville frontalière d'Arsal, selon des responsables des services de sécurité libanais.

Les missiles sont tombés dans une zone isolée et n'ont pas fait de victime, d'après les mêmes sources.

Il s'agit de l'un des incidents transfrontaliers les plus graves depuis le début le début de la crise en Syrie, il y a 18 mois.

Le conflit en Syrie a déjà débordé sur le Liban voisin à plusieurs reprises. Le Liban, soumis à la tutelle syrienne pendant 30 ans jusqu'en 2005, est profondément divisé entre partisans et détracteurs du président syrien Bachar el-Assad.

«J'ai entendu plusieurs explosions et vu quatre nuages de poussière s'élever au-dessus de la zone», a raconté un résidant d'Arsal, Nayeh Izzedine, joint par téléphone par l'Associated Press. «Je ne sais pas s'il s'agissait d'un raid aérien, mais il y avait un avion dans le ciel.»

Les forces syriennes sont supposées traquer des insurgés dans le secteur. Les forces armées libanaises ont déjà arrêté dans le passé des personnes soupçonnées de tenter de faire passer des armes en Syrie à partir du Liban.

L'armée syrienne a par ailleurs bombardé lundi plusieurs zones tenues par l'insurrection, notamment Alep, la plus grande ville du pays, et Hajar Aswad, une banlieue de Damas, selon des militants de l'opposition, qui n'étaient pas en mesure de fournir un bilan des éventuelles victimes.

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