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1er anniversaire d'"Occupy": quelque 35 arrestations à New York

17/09/2012 09:53 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

Quelque 35 personnes ont été arrêtées lundi matin dans le quartier de Wall Street à New York, lors d'une manifestation du mouvement Occupy qui célébrait son premier anniversaire, a constaté l'AFP.

Les manifestants étaient environ 300, répartis en quatre groupes différents, qui ont essayé sans succès de s'approcher de la bourse de New York. La police présente en force, les en a empêchés. Toutes les ruelles menant à Wall Street étaient fermées par des policiers à cheval.

Les manifestants s'étaient réunis dès 07H00 du matin (11H00 GMT) près du parc Zuccotti, près de Wall Street, là où ils avaient installé le 17 septembre 2011 leurs premiers sacs de couchage, pour dénoncer l'avidité des plus riches et les inégalités.

Le petit parc urbain était inaccessible lundi, protégé par des barrières.

"Nous sommes là pour faire entendre notre voix, pour protester contre l'avidité de Wall Street", a déclaré Bill Dobbs, un des porte-parole d'Occupy à l'AFP, faisant valoir que les problèmes n'avaient pas changé depuis un an.

Sur le trottoir, le cortège scandait "toute la journée, toute la semaine, occupons Wall Street".

"Banquiers, honte à vous", "Enlevez l'argent de la politique", ou encore "Les banquiers en prison", pouvait-on lire sur des pancartes, en plus du désormais traditionnel "Nous sommes les 99%".

La police vérifiait l'identité de tous ceux voulant emprunter les ruelles menant à la bourse.

"Ca se passe plutôt bien", a estimé un autre porte-parole d'Occupy, Mark Bray. "Nous perturbons le quartier et nous envoyons le message que les banquiers de Wall Street ne peuvent pas aller travailler le matin sans réfléchir à ce que font leurs institutions au pays".

Parmi les premières personnes arrêtées figurait George E. Packard, un évêque épiscopalien retraité, portant une longue robe violette.

"Je suis là pour dénoncer l'avidité de Wall Street", a-t-il déclaré à l'AFP peu avant d'être interpellé, menotté avec des bandes en plastique, et embarqué dans une camionnette de police.

"Toutes les routes mènent à Wall Street, ils contrôlent nos vies", a-t-il ajouté.

Le mouvement Occupy, né à New York il y a un an, avec des idées similaires à celles des indignés madrilènes, avait ensuite essaimé dans des dizaines de villes américaines, où des campements sauvages avaient fleuri un peu partout.

Le campement new-yorkais, sur le square Zuccotti, avait été démantelé en une nuit par la police, deux mois plus tard, le 15 novembre.

Depuis, le mouvement a perdu de son influence, faute de cap précis, en raison de dissensions internes, et faute d'avoir voulu, ou pu, s'inscrire dans le débat politique en pleine année électorale.

Mais selon Bill Dobbs, il est toujours bien vivant.

"Venez aux réunions, et vous verrez battre son pouls", a-t-il affirmé.

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