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Noda invite Pékin à assurer la sécurité des ressortissants nippons en Chine

16/09/2012 09:33 EDT | Actualisé 16/11/2012 05:12 EST

PÉKIN, Chine - Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a enjoint dimanche à Pékin d'assurer la sécurité des ressortissants et intérêts nippons en Chine, après de nouvelles manifestations violentes au cours du week-end.

Des manifestations ont eu lieu dans une vingtaine de villes chinoises pour protester contre le rachat par le Japon des îles de l'archipel inhabité des Senkaku, contrôlé par Tokyo mais également revendiqué par la Chine qui les appelle Diaoyu. Samedi, des heurts se sont produits entre manifestants et policiers devant l'ambassade japonaise à Pékin.

A Qingdaom, dans l'est de la Chine, des manifestants ont incendié une usine du fabricant japonais Panasonic et une concession du constructeur automobile Toyota. Des supermarchés japonais ont été vandalisés à Changsha, au sud du pays et plusieurs autres villes chinoises. A Shenzhen, au sud du pays, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, tandis qu'à Guangzhou, non loin de là, des protestataires ont fait des dégâts dans le restaurant japonais d'un hôtel situé près du consulat.

"Malheureusement, tout cela a des conséquences sur la sécurité de nos ressortissants et occasionne des dégâts aux biens des entreprises japonaises", a déploré M. Noda, interrogé par la chaîne de service public NHK.

La décision le 10 septembre du gouvernement japonais de racheter les îles Senkaku à une famille japonaise reconnue comme propriétaire a encore accru les tensions entre Tokyo et Pékin, qui a exprimé son indignation. Le gouvernement japonais, en nationalisant l'archipel, explique avoir voulu ramener le calme et éviter l'acquisition des Senkaku par le gouverneur nationaliste de Tokyo, Shintaro Ishihara. Il avait annoncé en avril son souhait de rattacher les îles à la municipalité.

L'archipel inhabité, situé en Mer de Chine orientale, est sous souveraineté nippone depuis 1895. Sa valeur réside surtout dans son emplacement stratégique, les riches ressources halieutiques et de possibles gisements de gaz naturel. Les Chinois déclarent avoir découvert ces îlots au XIVe siècle. Ils sont aussi revendiqués par Taïwan.

Les autorités chinoises ont demandé aux manifestants de ne pas recourir à la violence, mais la presse officielle a dans le même temps relayé des appels au boycott contre les produits japonais. La Télévision centrale de Chine (CCTV) a cessé ce week-end la diffusion de publicités japonaises sur deux des ses chaînes principales, selon la radio nationale chinoise.

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