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Le prochain défi du Canada: gagner un match du groupe mondial en Coupe Davis

16/09/2012 05:16 EDT | Actualisé 16/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - Grâce à sa victoire de 4-1 lors de son épreuve de barrage du groupe mondial de la Coupe Davis qui le mettait aux prises à l'Afrique du Sud, le Canada s'est assuré d'une deuxième participation au premier tour du groupe mondial en autant d'années pour une première fois depuis 1991 et 1992.

Après un creux de vague de 12 ans, le Canada, mené par Simon Larose, Frank Dancevic, Frédéric Niemeyer et Daniel Nestor, avait refait surface dans le groupe mondial en 2004 après avoir surpris le Brésil, pour ensuite s'incliner contre les Pays-Bas.

Les choses sont différentes cette fois, même si le Canada a baissé pavillon 4-1 contre l'excellente formation française en février dernier. L'équipe compte sur plus de profondeur en simple qu'auparavant, et les objectifs sont plus grands.

«Peut-être que lorsque ça arrive une fois, il y a un peu de chance, mais là deux fois en deux ans, ça démontre qu'on a une équipe avec beaucoup de profondeur, a analysé le capitaine de la formation canadienne Martin Laurendeau. L'année dernière, on avait eu un paquet de blessures et on avait quand même réussi (à se qualifier).

«On a très hâte de jouer notre match de première ronde du groupe mondial et d'essayer d'atteindre notre objectif, qui est de gagner le premier tour du groupe mondial.»

Le Canada pourra d'ailleurs compter, peut-être pour la dernière fois, sur la présence du vétéran spécialiste du double, Daniel Nestor, maintenant âgé de 40 ans.

«Daniel Nestor va jouer encore, ça c'est garanti, a confirmé Laurendeau. Après ça, il n'est pas certain. Donc, comme équipe, c'est important de saisir la chance pendant qu'il est encore avec nous. Je pense que ce serait bien aussi pour Daniel, qui a gagné à peu près tout ce qu'il y a à gagner sur la planète. Il lui manque ça. D'aller en quarts de finale en Coupe Davis.»

Le capitaine de la formation sud-africaine John-Laffnie de Jager a pu constater la force de la formation canadienne au cours du week-end et semblait impressionné, et peut-être même un peu jaloux, de voir là où le Canada en est rendu.

«Ils ont une excellente équipe, a déclaré de Jager. Je crois que c'est la meilleure équipe que nous ayons affrontée.

«Ils ont aussi de bons joueurs juniors qui progressent. Le système est bon. Je suis impliqué dans le tennis depuis longtemps et nous tentons de développer de bons jeunes joueurs, et je suis toujours curieux de voir ce que les autres pays font. Le Canada fait bien. Il a un excellent programme qui appuie les joueurs quand ils sont jeunes. Il a un excellent centre d'entraînement, de bons entraîneurs, et il a de l'argent. Ça aide. Je crois que ces jeunes sont très chanceux de compter sur l'appui d'un programme comme celui-là. Et les choses sont faites comme il le faut puisque des juniors remportent des Grands Chelems. C'est super pour les équipes en Coupe Davis et en Fed Cup.

«Je crois que l'équipe qui va affronter le Canada au premier tour l'an prochain va en avoir plein les bras.»

Peliwo, l'avenir de l'équipe?

Parmi les joueurs juniors canadiens en pleine progression, on retrouve Filip Peliwo, qui a triomphé au cours des derniers mois dans les volets juniors de Wimbledon et des Internationaux des États-Unis. Il était présent au stade Uniprix au cours du week-end, mais a sauté sur le terrain seulement afin de danser devant la foule, un rituel d'initiation organisé par les vétérans de l'équipe.

Sa présence au sein de l'équipe au cours des prochaines années, combinée à celle de Milos Raonic, qui a grimpé au 15e rang du classement de l'ATP, pourrait bien être la clé pour le Canada afin de gagner des matchs dans le groupe mondial.

Raonic a toutefois tenu à diminuer les attentes envers le jeune Peliwo, âgé de seulement 18 ans.

«Je crois que tout le monde doit lui donner un peu d'espace, a déclaré Raonic. Il va devoir baisser la tête et travailler énormément. C'est maintenant que les choses vont devenir un peu plus difficiles. Les personnes ne vont pas être inquiètes de ce qu'il a réussi au niveau junior.

«Les médias et les gens doivent le laisser passer à travers cette étape avant de recommencer à lui mettre de la pression.»

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