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Le "Printemps arabe" anticipé par un "printemps spirituel chrétien" (patriarche)

16/09/2012 05:03 EDT | Actualisé 15/11/2012 05:12 EST

Le "Printemps arabe", qui est encore en train de naître au Moyen-Orient, a été anticipé par un "printemps spirituel chrétien", a estimé dimanche devant le pape et des centaines de milliers de fidèles rassemblés à Beyrouth le patriarche maronite Béchara Raï.

Le synode sur le Moyen Orient qui s'est tenu en 2010 au Moyen-Orient "nous a introduits au coeur d'un +printemps spirituel chrétien+, que nous considérons voulu par la Providence divine comme anticipatoire et préparatoire du +printemps arabe+ désiré", a lancé le chef de la communauté maronite, la principale communauté du Liban.

"Avec votre Sainteté, nous prions pour que les événements sanglants, les manifestations en cours et les sacrifices se transforment en un enfantement qui donnerait naissance à ce +printemps+", a-t-il ajouté.

Le pape avait salué au début de son voyage le caractère "très positif" de ce printemps.

"Nous ne vous dissimulons point, Très Saint-Père, les sentiments de crainte et de peur de l'avenir inconnu, que nous éprouvons en tant que chrétiens", a souligné Mgr Béchara Raï.

"D'autant plus, a-t-il observé, que nous persévérons à miser sur la prise de conscience de nos frères musulmans de l'importance de la diversité dans nos pays arabes, et de la communion inéluctable entre eux et les chrétiens, leurs partenaires en citoyenneté".

"Votre voyage historique est une soupape de sécurité en ce temps d'instabilité pour un peuple chrétien qui lutte pour confirmer son enracinement en sa terre".

La paix au Moyen-Orient "est également liée, de manière étroite, à la solution du conflit israélo-palestinien et israélo-arabe", a rappelé le prélat.

Le patriarche a qualifié Beyrouth, de "mère nourricière des lois de l'Antiquité", "métropole de la modernité au Machreq" (Orient), et "ville témoin du vivre ensemble entre musulmans et chrétiens au monde arabe, dans l'égalité et la participation équilibrée en matière de gouvernance et d'administration, au sein d'un Etat civil qui sépare la religion de l'Etat, qui rend hommage à Dieu, qui respecte toutes les religions et reconnaît la liberté de conscience et de culte".

jlv/sk/sw

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