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Les patineurs de vitesse américains accusent d'abus leur entraîneur sud-coréen

15/09/2012 05:13 EDT | Actualisé 15/11/2012 05:12 EST

Un groupe de 14 patineurs de vitesse américains a décidé de boycotter l'équipe nationale de sprint, accusant leur entraîneur sud-coréen de s'être rendu coupable de violences physiques et verbales à leur encontre, ont révélé samedi des médias américains.

Le "Chicago Tribune" s'est procuré une lettre envoyée mardi dernier au président du Comité olympique américain Scott Blackmun, dans laquelle l'avocat du groupe de patineurs réclame une enquête afin qu'ils puissent "participer aux épreuves de la prochaine Coupe du monde de sprint, sans encourir le même type d'harcèlement, à la fois physique et moral, qu'ils ont subi (littéralement) des mains de Chun Jae-su et de ses deux assistants".

La lettre fait suite à une plainte plus large déposée il y a deux semaines contre la fédération américaine de patinage de vitesse qui inclut 5 autres patineurs au nombre des plaignants.

Selon le journal, les athlètes impliqués, membres de l'équipe nationale, ont "boycotté en pratique" la sélection américaine plutôt que de se retrouver en contact avec Chun et de ses adjoints Yeo Jun-hyung et Jimmy Jang.

Ils réclament le départ de l'encadrement sous peine de ne pas revenir en équipe nationale. Parmi les signataires de la lettre figurent 5 médaillés des JO de Vancouver.

Chun aurait notamment poussé contre un mur un patineur, accusé de lui avoir "manqué de respect", avant de le frapper à plusieurs reprises, selon un article du "Salt Lake Tribune".

Les autres abus supposés concernent des insultes hurlées devant le staff et les autres athlètes, des crises de nerf lors desquelles des chaises et des équipements volaient en tous sens, des athlètes blessés forcés de s'entraîner et de nombreux traitements humiliants, dont le fait de traiter de "grosses" et de "dégoûtantes" des patineuses tout en leur demandant "d'arrêter de manger".

"Ce sont de toute évidence de graves allégations, et nous travaillons en étroite collaboration avec la fédération pour examiner en profondeur chacune de ces accusations", a indiqué au "Chicago Tribune" le porte-parole du Comité olympique américain Patrick Sandusky.

bb/smr/nip

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