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Le Maroc se sépare de son sélectionneur belge Eric Gerets

15/09/2012 04:08 EDT | Actualisé 15/11/2012 05:12 EST

Le sélectionneur belge du Maroc Eric Gerets, recruté en grande pompe en 2010 mais qui était vivement contesté depuis des mois, a été limogé samedi en raison des mauvais résultats enregistrés par les Lions de l'Atlas, dont la qualification pour la CAN-2013 est compromise.

Gerets, 58 ans, au moins aussi décrié dans le royaume qu'il est respecté dans son ancien club de Marseille, quitte le Maroc tête basse: éliminée très vite de la CAN-2012, la sélection maghrébine devra réaliser un quasi exploit le mois prochain pour participer à l'édition 2013 en Afrique du Sud.

Le Maroc a en effet été battu dimanche dernier au match aller au Mozambique, 107e nation mondiale, 2 à 0. Depuis lors, le départ du technicien belge, recruté en 2010 pour conduire les Lions de l'Atlas jusqu'au Mondial-2014 au Brésil, était devenu inéluctable.

Selon une source proche de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), les deux parties ont trouvé un "accord à l'amiable" et Gerets touchera une indemnité, cette même source faisant valoir qu'elle sera toutefois "inférieure" à ce que le technicien belge escomptait.

Ces dernières semaines, la presse affirmait que le départ de l'ex-entraîneur de l'OM (2007-09) mais aussi du club néerlandais du PSV Eindhoven était en suspens en raison des indemnités à verser en cas de rupture de contrat.

Pour le reste, ces mêmes médias marocains avaient déjà tranché, invitant le sélectionneur belge à "dégager" après la déroute au Mozambique.

Mardi, le ministre marocain des Sports, Mohamed Ouzzine, avait dû en personne monter au front face à des parlementaires furieux qui réclamaient la tête de Gerets, expliquant qu'une prise de décision nécessitait "du temps".

Ses détracteurs reprochaient à Gerets ses choix tactiques, ainsi que son incapacité à dégager une équipe type au bout de deux ans.

A sa décharge, le Maroc n'a pas été épargné par les blessures en 2012, à l'image de la dernière rencontre à Maputo où il était privé de l'attaquant d'Arsenal, Marouane Chamakh, du milieu du Sporting Lisbonne, Zakaria Labyad, et du patron de la défense, Mehdi Benatia (Udinese/ITA).

Eric Gerets ne s'était pas exprimé à l'issue de cette ultime défaite, ses derniers mots remontant à la conférence de presse d'avant-match. Il avait alors, comme de coutume, affiché son flegme et refusé d'évoquer son avenir.

"S'il échoue, c'est un désastre national", résumait dans le même temps un chroniqueur sportif du journal L'Opinion, Najib Salmi.

Pour prendre place sur le banc lors du prochain match décisif, les médias nationaux ont un temps avancé le nom du Français Dominique Cuperly, adjoint d'Eric Gerets. Mais la piste d'un entraîneur marocain semble désormais avoir la préférence de la FRMF.

Selon une source proche de cette fédération, son vice-président, Abdelilah El Akram, a été chargé de concrétiser en ce sens, avec une nomination qui pourrait intervenir sous quatre jours, d'après cette même source.

Les noms de l'ex-gardien international Badou Zaki, qui a déjà officié en tant que sélectionneur du Maroc, et de Rachid Taoussi, l'entraîneur du FAR Rabat, sont les plus régulièrement cités.

gk-mc/smr

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