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L'Alliance de la fonction publique met en garde la population des coupes au fédéral

15/09/2012 04:45 EDT | Actualisé 15/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a profiter de sa journée nationale de mobilisation, samedi, pour réaffirmer ses inquiétudes quant aux décisions néfastes du gouvernement conservateur pour les Canadiens.

L'activité a permis au syndicat de se rapprocher des citoyens afin de leur faire part des impacts qu'auront et qu'ont déjà les coupes budgétaires du gouvernement Harper dans la fonction publique.

Les conservateurs sabrent dans les services publiques et prétendent que la population ne sera pas affectée directement. Or c'est faux, dit la vice-présidente exécutive régionale AFPC, Magali Picard.

Mme Picard affirme plutôt que des réductions de service sont notables partout au pays.

L'AFPC multiplie les activités pour donner l'heure juste à la population. Les représentants syndicaux abordent les modifications à l'assurance-emploi, à l'inspection des aliments et à l'aviation civile qu'entraînent les mesures d'austérité, lorsqu'ils vont à la rencontre des citoyens.

L'AFPC ne cherche pas à alarmer la population, souligne Mme Picard, mais l'objectif est de mettre en garde les gens de ce qui s'en vient.

Mme Picard affirme ne pas vouloir être alarmiste, mais espère toutefois que le discours de l'AFPC encouragera les gens à questionner leur député et à demeurer plus méfiant.

«Lorsqu'on sait que nos inspections civiles en aviation ne sont plus assurées par des inspecteurs objectifs et neutres, on a quand même le droit d'être inquiets», lance Mme Picard.

«On ne peut pas rester des témoins silencieux devant ces décisions-là», ajoute-t-elle

Mme Picard rappelle que les fonctionnaires ne sont pas responsables de la baisse de service : «ce n'est pas parce que les gens qui font le travail ne l'ont pas à coeur, mais c'est tout simplement la charge de travail qui est démentielle».

La campagne de riposte de l'AFPC, appelée «campagne marathon», se poursuivra encore pendant trois ans, jusqu'à la fin du présent mandat du gouvernement Harper.

L'objectif est simple: faire connaître les mesures d'austérité. Déjà, l'AFPC se prépare pour la deuxième vague de coupes, qui doit notamment amputer une partie du budget accordé à la Gendarmerie royale du Canada.

Et malgré la majorité du gouvernement fédéral, Magali Picard refuse de se déclarer impuissante. Elle assure que les actions de son organisation forcent les gens à s'informer, à poser des questions et à «rester préoccupés».

«J'ai vraiment confiance en la force de la population, on l'a vu au Québec, lorsque les gens se soutiennent, on peut arriver à de grandes choses», conclut-elle

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