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La police a brièvement interrogé un des auteurs présumés du film islamophobe

15/09/2012 02:19 EDT | Actualisé 15/11/2012 05:12 EST

L'un des auteurs présumés d'un film islamophobe, qui a provoqué cette semaine des violences antiaméricaines dans le monde arabo-musulman, a été brièvement entendu samedi par la police fédérale à Los Angeles, a annoncé un responsable policier.

Nakoula Besseley Nakoula, un copte (chrétien d'Egypte) de 55 ans résidant à Cerritos, près de Los Angeles, a été escorté samedi après minuit depuis son domicile jusqu'au commissariat, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police du comté de Los Angeles, Don Walker.

D'après les télévisions locales, l'homme avait de lui-même quitté son domicile, sans menottes, portant un grand manteau, un chapeau, une écharpe et des lunettes pour dissimuler son visage. La police n'a rien révélé de son audition libre qui n'a "pas duré longtemps".

M. Nakoula a été mis en examen en 2009 et condamné à un an prison pour escroquerie bancaire. Il était accusé, avec des complices, d'avoir obtenu frauduleusement les identités et les numéros de sécurité sociale de plusieurs clients auprès de filiales de la banque Wells Fargo en Californie.

L'homme était sorti rapidement de prison sous le régime de la liberté conditionnelle et des agents fédéraux voulaient l'interroger samedi sur les conditions de ce régime d'exception, notamment parce qu'il lui est interdit d'utiliser un ordinateur et internet pendant cinq ans.

M. Nakoula se présente comme l'un des auteurs et coproducteurs du film amateur à petit budget, "L'innocence des musulmans", dont un extrait de 14 minutes diffusé sur internet embrase depuis une semaine les rues de pays arabes et musulmans choqués par son propos islamophobe.

L'homme a déclaré sur une radio arabe américaine qu'il avait lui-même téléchargé et diffusé sur internet la vidéo des extraits du film, violant ainsi les règles de sa liberté conditionnelle.

Si M. Nakoula a effectivement enfreint ces règles, il pourrait retourner en prison, a confié un responsable judiciaire, précisant que "cette question était à l'étude".

mk/nr/sam

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