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La crise syrienne, une "menace" pour le monde, affirme Brahimi

15/09/2012 05:24 EDT | Actualisé 15/11/2012 05:12 EST

L'émissaire international Lakhdar Brahimi a affirmé samedi après sa rencontre avec le président syrien Bachar al-Assad que le conflit en Syrie représentait une "menace pour le peuple syrien, pour la région et pour le monde".

"La crise est dangereuse, elle s'aggrave et elle représente une menace pour le peuple syrien, pour la région et pour le monde", a déclaré le médiateur aux journalistes dans un hôtel de Damas, après un entretien avec le chef d'Etat syrien.

"Nous allons faire de notre mieux pour aller de l'avant et pour mettre tous nos efforts et nos possibilités en vue d'aider le peuple syrien", a ajouté l'émissaire.

Il a précisé que "le gouvernement syrien a promis d'aider le bureau (du médiateur) à Damas pour qu'il mène à bien son travail". Ce bureau sera dirigé par le diplomate Mokhtar Lamani.

M. Brahimi a affirmé que le président Assad "comprend la gravité de cette crise et je l'ai informé au nom de l'ONU que nous allons faire notre possible".

Il a indiqué aux journalistes qu'il serait en contact avec les membres du comité quadripartite, estimant "qu'il n'y a pas d'antagonisme dans notre travail". Ce groupe de contact sur la Syrie rassemble l'Egypte, l'Iran, l'Arabie saoudite et la Turquie.

"Nous allons être aussi en contact avec les pays qui ont des intérêts et une influence sur le dossier syrien", a signalé M. Brahimi.

Par ailleurs, selon la télévision, le diplomate international a assuré "qu'il allait travailler en toute indépendance en se basant sur le plan Annan et la déclaration de Genève. Tout autre point sera ajouté en accord avec toutes les parties".

L'émissaire de l'ONU a en outre souligné "la nécessité que toutes les parties unissent leurs efforts pour trouver une solution à la crise, vu l'importance stratégique de la Syrie (...) et l'influence de la crise sur toute la région".

"La solution ne peut venir qu'à travers le peuple syrien lui-même", a-t-il encore dit.

Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et les pays du Golfe ainsi que la Turquie réclament le départ du président Assad, alors que l'Iran, la Russie et la Chine, alliés de Damas, sont favorables à une transition politique sans appeler au départ de M. Assad.

Ce dernier a répondu en appelant à un dialogue intersyrien, selon la télévision syrienne.

"Le veritable problème en Syrie c'est de combiner l'aspect politique et le travail sur le terrain. Le travail sur l'aspect politique se poursuit, notamment par un appel à un dialogue centré sur les aspirations du peuple syrien", a-t-il dit lors de la rencontre.

Durant la rencontre entre MM. Assad et M. Brahimi, qui se rend en Syrie pour la première fois depuis qu'il a succédé à Kofi Annan début août, des bombardements étaient entendus dans la banlieue de Damas et les forces loyalistes étaient déployées dans le sud de la capitale.

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