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CORRIGÉ: Un bateau militaire sud-soudanais coulé par un tir fratricide: 10 morts, 50 disparus (officiel)

15/09/2012 11:54 EDT | Actualisé 15/11/2012 05:12 EST

Au moins dix militaires sud-soudanais ont péri et 50 sont portés disparus dans le naufrage mercredi sur le Nil d'un bateau, coulé accidentellement par des tirs fratricides avec environ 170 soldats à bord, a annoncé samedi à l'AFP le porte-parole de l'armée sud-soudanaise.

"C'était un accident, le bateau naviguait de nuit et est passé devant le poste (de contrôle) de Lul, qui a tenté d'arrêter le bateau. Il ne s'est pas arrêté donc ils ont tiré sur le bateau qui a coulé", a expliqué ce porte-parole, Philip Aguer.

"Dix corps ont été sortis de l'eau (...) il y a toujours une cinquantaine de disparus", a-t-il déclaré. "Il y a des survivants (...) plus de 112 (soldats) ont été retrouvés vivants", a-t-il ajouté.

Les espoirs semblaient minces de retrouver des survivants plus de 48 heures après l'accident, dans une zone reculée du pays.

Le bateau transportait environ 170 soldats entre Renk, près de la frontière avec le Soudan, dans l'Etat sud-soudanais du Haut-Nil, jusqu'à Malaka, capitale de cet Etat.

Le porte-parole de l'armée sud-soudanaise a qualifié de "mensonges", les affirmations de la rébellion sud-soudanaise SSLA (Armée de libération du Soudan du Sud), active dans la zone, qui a fait état de 108 morts et indiqué avoir contacté des survivants prêts à faire défection.

Juba accuse la SSLA d'être soutenue par Khartoum, avec qui les relations sont très tendues depuis que le Soudan du Sud a déclaré son indépendance le 9 juillet 2011.

L'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), devenue aujourd'hui l'armée du jeune Etat sud-soudanais, a affronté entre 1983 et 2005 le régime de Khartoum jusqu'à un accord de paix ayant débouché sur la partition du Soudan.

Des combats frontaliers ont opposé les armées des deux pays au printemps autour de questions laissées en suspens par l'accord de paix de 2005, notamment le tracé de la frontière commune, le statut de zones contestées et le partage du pétrole.

Juba et Khartoum tentent actuellement sous l'égide de l'Union africaine de parvenir à un accord sur la sécurité à leur frontière.

hmc-ayv/jb

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