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Zimbabwe: Mugabe inaugure une académie militaire construite par les Chinois

14/09/2012 02:52 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a inauguré vendredi une académie militaire construite par les Chinois pour près de 100 millions de dollars, et il a accusé l'Occident de d'avoir menacé le pays d'une "invasion militaire" lors des troubles politiques.

"Cette académie permettra de former les officiers de l'armée zimbabwéenne et les responsables gouvernementaux sur les fondements de la sécurité nationale, régionale et internationale", s'est félicité M. Mugabe lors de la cérémonie boycottée par le Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui est aussi son principal adversaire politique.

L'académie, située à 20 kilomètres au nord de Harare, a été construite par la société chinoise Anhui Foreign and Economic Construction Company (AFECC) grâce à un prêt de 98 millions de dollars de la China Export and Import Bank.

Selon M. Mugabe, la Chine et le Pakistan enverront des experts militaires dans l'institution où des officiers militaires de la région pourront aussi être formés.

"Les conséquences négatives et funestes de la globalisation qui cherche à imposer un nouvel ordre mondial sous les auspices du néo-libéralisme nous appellent à être vigilants et nous alertent sur les tactiques de l'ennemi", a également lancé M. Mugabe au cours de la cérémonie.

"D'ailleurs, l'aventurisme néo-colonial a abouti à l'idée d'envahir militairement le Zimbabwe", a-t-il accusé.

"Les Chinois ont toujours été nos amis, nous accompagnant à travers les hauts et les bas, depuis notre lutte de libération jusqu'à notre combat actuel contre les sanctions économiques illégalement imposées par l'Occident", a-t-il encore dit, en référence aux sanctions économiques imposées en 2002 par les pays occidentaux après des élections organisées dans un climat de violence et d'intimidation.

En 2008, les partisans de M. Mugabe avaient déclenché des violences lorsque M. Tsvangirai était arrivé en tête du premier tour de la présidentielle. Face au risque de guerre civile, M. Tsvangirai avait retiré sa candidature, laissant son vieux rival seul au second tour.

rm/sn/jb/de

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