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Washington renforce sa sécurité au Moyen-Orient, chasse à l'homme en Libye

14/09/2012 08:13 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis cherchent à renforcer la sécurité de leurs missions diplomatiques dans le monde arabo-musulman face aux violences antiaméricaines et à l'attentat contre leur consulat à Benghazi, pour laquelle ils ont lancé une chasse à l'homme.

Sous le choc de la mort de son ambassadeur en Libye et après quatre jours de heurts devant ses ambassades de pays arabes, Washington a indiqué vendredi "travailler avec les gouvernements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pour améliorer la sécurité de toutes les missions diplomatiques et répondre efficacement aux violences".

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait annoncé jeudi "des mesures supplémentaires pour protéger les ambassades, consulats et citoyens américains partout dans le monde".

Les manifestations et attaques contre les chancelleries américaines dans les pays arabes et musulmans étaient "observées avec la plus grande attention", surtout en Tunisie, au Soudan et au Yémen, a confié un haut responsable du département d'Etat.

A Tunis, deux manifestants ont été tués par balles lors de heurts très violents aux abords de l'ambassade américaine. A Khartoum, deux protestataires ont trouvé la mort près de la chancellerie américaine. Les ambassades d'Allemagne et du Royaume-Uni ont aussi été attaquées.

La porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland a salué la "réponse très solide des forces de sécurité tunisiennes" et s'est félicitée que "la Libye, la Tunisie, l'Egypte prennent la situation très au sérieux et coopèrent extrêmement bien avec nous".

Au Soudan en revanche, le vice-président Joe Biden a exhorté son homologue Ali Osman Taha à protéger les diplomates. Quant au Yémen, le Pentagone y a dépêché des Marines.

Après l'attaque à Benghazi, le jour du 11e anniversaire du 11-Septembre, les Etats-Unis avaient ordonné une "révision" des mesures de sécurité de tous leurs postes diplomatiques et consulaires.

Interrogée jeudi sur le cas du consulat de Benghazi, Mme Nuland avait répondu que "le dispositif sécuritaire de chaque mission diplomatique avait été revu avant l'anniversaire du 11-Septembre".

"Les protocoles de sécurité sont constamment révisés. On n'a jamais fini d'apprendre, surtout depuis les attentats tragiques contre nos ambassades au Kenya et en Tanzanie" en 1998, avait dit la porte-parole.

La sécurité à l'extérieur des ambassades relève de la responsabilité des "gouvernements hôtes, conformément à la Convention de Vienne", avait rappelé Mme Nuland. Aux Américains, la charge d'assurer leur sécurité dans l'enceinte de leurs missions diplomatiques et consulaires.

Des sénateurs ont toutefois réclamé à la secrétaire d'Etat une enquête complète sur les protocoles de sécurité du premier réseau diplomatique de la planète.

Aux yeux de l'ex-ambassadeur américain au Zimbabwe, Tom McDonald, il n'y a pourtant pas lieu de critiquer ce niveau de sécurité, bien que le diplomate s'attende à "des mesures renforcées pour toutes les ambassades dans le monde, voire certaines fermetures le temps que les choses se tassent".

A Benghazi, il ne reste aucun Américain et la présence est minimale à Tripoli.

Profitant de leurs bonnes relations avec la Libye de l'après-Kadhafi, le Pentagone et les services de renseignement se sont lancés à la poursuite des assaillants de Benghazi, a révélé à l'AFP l'un de leurs responsables. Il a évoqué le recours à des armements de haute technologie, des équipements de surveillance dernier cri, voire des drones déjà utilisés en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen ou en Somalie.

Barack Obama avait été très clair après l'attentat de Benghazi. "Je veux que les gens du monde entier m'entendent. A ceux qui nous feraient du mal: aucun acte terroriste ne restera impuni".

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