NOUVELLES

USA: forte hausse des prix à la consommation en août

14/09/2012 08:50 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

Les prix à la consommation ont augmenté aux Etats-Unis en août pour la première fois en cinq mois, selon des chiffres publiés vendredi à Washington par le département du Travail.

Ils ont bondi de 0,6% par rapport à juillet, en données corrigées des variations saisonnières, indique le ministère. Cette hausse, la plus forte depuis juin 2009, apparaît conforme à la prévision médiane des analystes.

Le gouvernement note dans un communiqué que 80% de la hausse des prix du mois d'août découle du renchérissement de l'essence, lié à la hausse des cours du brut sur les marchés mondiaux.

Après quatre mois de baisse, les prix de l'énergie ont bondi de 5,6% en août, tandis que ceux de la nourriture progressaient pour le troisième mois d'affilée, de 0,2%.

Hors alimentation et énergie, l'inflation dite sous-jacente, a été de 0,1%, comme en juillet, indique le ministère, alors que la prévision médiane des analystes la donnait à 0,2%.

En glissement annuel, la hausse des prix a rebondi officiellement de 0,3 point en août, pour retrouver son niveau du mois de juin: 1,7%.

Selon les chiffres du gouvernement, l'inflation sous-jacente a baissé pour le troisième mois d'affilée en août, de 0,2 point par rapport à juillet, pour s'établir à 1,9%, son niveau le plus faible depuis juillet 2011.

Le ministère indique d'autre part que la forte progression mensuelle de l'inflation a rogné le pouvoir d'achat des ménages américains en août.

Le salaire hebdomadaire réel moyen a chuté officiellement de 0,6% par rapport à juillet, sous l'effet d'une baisse du salaire horaire réel alors que le nombre d'heures travaillées par semaine restait stable.

Le salaire hebdomadaire réel moyen des Américains affiche une baisse de 1,3% par rapport à son point haut touché en octobre 2010, ajoute le ministère.

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a annoncé jeudi qu'elle allait créer de nouveau de la monnaie, à hauteur de 40 milliards de dollars par mois, pour tenter d'accélérer le reflux du chômage.

Elle a justifié ces mesures en avançant que la croissance économique risquait d'être trop faible pour permettre un retour rapide au plein emploi et que l'inflation ne menaçait pas le pays dans la mesure où elle devrait selon elle se maintenir jusqu'en 2014 sous son objectif d'une hausse de l'indice général des prix de 2,0%.

mj/bdx

PLUS:afp