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Mort de l'ambassadeur: le ministre de la Justice rentre à Washington

14/09/2012 11:04 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

Le ministre de la Justice Eric Holder a interrompu son voyage au Moyen-Orient pour gérer à Washington une enquête pénale ouverte par le FBI sur la mort de l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye et de trois autres Américains, a-t-on appris vendredi auprès d'un porte-parole.

Eric Holder, qui a évoqué cette enquête jeudi à Doha au Qatar, "a choisi de rentrer à Washington pour gérer cette enquête", a indiqué à l'AFP Dean Boyd, porte-parole du ministère de la Justice.

M. Holder avait d'autres impératifs au Qatar, en Arabie Saoudite et en Turquie, où il devait rencontrer ses homologues et d'autres responsables des forces de l'ordre de ces pays, jusqu'à mardi 18 septembre.

Le ministre a annoncé jeudi que "le FBI avait ouvert une enquête sur les morts (de l'ambassadeur Chris Stevens et de trois autres Américains) et sur l'attaque du consulat américain" à Benghazi, en Libye.

"Parmi ses responsabilités, le FBI est chargé d'enquêter sur les menaces, ou les attentats contre les citoyens américains ou les intérêts américains à l'étranger", a déclaré Dean Boyd.

"En conduisant ce type d'enquêtes, le FBI se coordonne étroitement avec le ministère de la Justice, le département d'Etat et nos partenaires concernés dans le pays hôte", a-t-il ajouté, sans autre commentaire sur les opérations ou les actions menées à ce stade de l'enquête.

Il n'a pas souhaité préciser le nombre d'enquêteurs impliqués ou les moyens déployés.

A Doha, Eric Holder a affirmé "l'engagement" des autorités américaines "à travailler avec le gouvernement libyen pour rendre justice aux victimes de cette attaque scandaleuse et injustifiée et pour aider le peuple de Libye et les millions d'autres personnes à travers la région et le monde, alors que nous valorisons la tolérance religieuse et les valeurs inébranlables de liberté, d'ouverture et de justice".

Interrogé sur le volet californien de l'affaire, le porte-parole du ministère s'est refusé à tout commentaire sur l'homme considéré par les médias américains comme le possible auteur du film controversé sur l'islam ayant entraîné des manifestations au Moyen-Orient et au Maghreb.

Soupçonné d'avoir mis en ligne sur YouTube la bande annonce du film amateur ridiculisant le prophète Mahomet, voire d'en être l'auteur, Nakoula Basseley Nakoula vit sous protection policière à Cerritos, au sud de Los Angeles.

Mais aux Etats-Unis, l'auteur d'une vidéo, quel que soit son contenu, est protégé par le premier amendement de la Constitution sur la liberté d'expression, ce qui pourrait rendre les poursuites judiciaires difficiles.

Selon des documents judiciaires dont l'AFP a eu copie, ce copte avait été condamné à 21 mois de prison en 2010 pour escroquerie bancaire.

La bande annonce du film, visible sur internet, a déclenché de multiples violences au Moyen-Orient et dans le monde arabe depuis mardi.

chv/sam

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