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Meurtres dans les Alpes françaises: la fillette de 7 ans, Zaina, rentre chez elle

14/09/2012 03:25 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

LONDRES - Zaina al-Hilli, la fillette de 7 ans qui a survécu à la sordide fusillade dans les Alpes françaises lors de laquelle ses parents et sa grand-mère ont été tués, a quitté un hôpital français, vendredi, pour rentrer en Grande-Bretagne.

Les policiers n'ont cependant pas pu indiquer le moment où elle pourrait être interrogée à propos des meurtres.

La jeune fille, qui a reçu une balle à l'épaule en plus d'être violemment battue, est sortie dimanche d'un coma artificiel et a pris le chemin de la Grande-Bretagne, où vivait sa famille, a indiqué la police du Surrey.

Les autorités n'ont pas voulu confirmer l'identité de la ou des personnes qui raccompagnaient la jeune fille chez elle, ou commenter sur le rôle que pourrait jouer l'enfant pour aider les enquêteurs français et britanniques dans leur enquête. Le Foreign Office britannique, qui a offert un soutien à la fillette, n'a pas voulu commenter.

L'ingénieur britanno-irakien Saad al-Hilli, sa femme Iqbal, sa mère et un cycliste français sans lien de parenté ont été abattus la semaine dernière dans une région boisée isolée près du Lac d'Annecy, en France. La jeune Zaina a été découverte en sang et souffrant de blessures à la tête par un passant. Sa soeur de 4 ans Zeena n'a pas été blessée, mais est demeurée cachée pendant huit heures, dissimulée par les jambes de sa mère décédée.

Les jeunes soeurs britanniques sont les seuls témoins du crime, et la plus âgée des deux est désormais considérée comme étant essentielle pour l'enquête.

William Brett Martin, le cycliste qui est arrivé en premier sur la scène du drame, dit avoir trouvé Zaina sur le sol, à l'extérieur de la voiture dans laquelle sa famille a été abattue. Il a déclaré jeudi, dans une entrevue à la télévision de la BBC, que la fillette était couverte de sang et souffrait «de blessures à la tête évidentes».

Le procureur français Éric Maillaud a dit croire que la clé pour résoudre les meurtres à l'allure d'exécutions se trouvait en Grande-Bretagne, où la police française mène désormais une enquête _ suggérant qu'il pourrait y avoir une connexion avec la vie personnelle ou professionnelle de la famille Al-Hilli dans le comté du Surrey, dans le sud de l'Angleterre, où elle s'est installée après avoir quitté l'Irak.

Une dispute familiale, l'emploi de M. Al-Hilli en tant qu'ingénieur en communications satellitaires, ou encore les origines moyen-orientales de la famille ont été avancés comme motifs potentiels pour les meurtres.

Des amis de la famille ont parlé d'un différend entre Saad al-Hilli et son frère Zaid à propos de l'héritage paternel, bien que les autorités françaises aient indiqué que Zaid nie l'existence d'une dispute à ce sujet.

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