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Le numéro 2 de l'ex-FIS empêché de manifester à Alger

14/09/2012 12:23 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

La police a empêché vendredi une cinquantaine d'hommes dont l'ex-N.2 du Front islamique du salut (FIS, interdit) Ali Belhadj de manifester à Alger contre un film islamophobe à l'origine de manifestations et de violences dans le monde musulman, selon des correspondants de presse.

Le dirigeant islamiste et les manifestants se trouvaient dans le quartier populaire de Kouba, dans l'est d'Alger, tandis que d'autres tentatives, notamment dans le quartier proche de Bach Jarrah, se sont soldées par des interpellations, selon les mêmes sources.

A Kouba, les manifestants, entourés par des agents qui les ont empêchés d'avancer, portaient des pancartes proclamant: "La liberté d'expression ne signifie pas l'insulte et la diffamation" et "Nous dénonçons l'atteinte à l'image du prophète, la meilleure créature d'Allah".

Quelques appels, sur Facebook notamment, invitaient ces derniers jours les Algériens à manifester contre ce film produit et réalisé aux Etats-Unis de piètre qualité cinématographique qui dénigre les musulmans, présentés comme immoraux et brutaux, ainsi que le prophète Mahomet.

En cette journée de prière musulmane hebdomadaire, les forces de sécurité avaient très sensiblement renforcé leur présence autour de l'ambassade des Etats-Unis, avec des cars de police postés sur les principales voies menant aux bâtiments ainsi qu'aux abords des mosquées.

Alger avait "fortement" déploré mercredi "l'irresponsabilité" des auteurs de ce film.

"Les outrages aux symboles religieux sacrés, quels qu'ils soient, ne peuvent que susciter réprobation et indignation car ces provocations visent à attiser la haine et les tensions et à contrarier les efforts menés au niveau international dans le cadre du dialogue des civilisations et des religions", avait déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani.

Jeudi, le département d'Etat américain avait déconseillé à ses ressortissants de se rendre en Algérie. Cette mise en garde n'a pas été commentée à Alger.

bmk/sbh

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