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Le médiateur Brahimi rencontre à Damas des opposants avant Bachar al-Assad

14/09/2012 04:27 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

Le médiateur international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, doit s'entretenir vendredi avec des membres de l'opposition de l'intérieur, tolérée par le régime, avant de rencontrer samedi le président Bachar al-Assad, dont le régime fait face à un rébellion armée.

Hassan Abdel Azim, porte-parole du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND) qui regroupe des partis nationalistes arabes, kurdes, socialistes et marxistes, a indiqué à l'AFP qu'une délégation devait "rencontrer (M. Brahimi) vendredi après-midi afin de l'informer du point de vue du CCND et des moyens de résoudre la crise syrienne".

"Nous soutenons M. Brahimi, mandaté par la Ligue arabe et l'ONU pour régler la crise, et nous coopérerons avec lui car la violence a atteint des niveaux (inouïs) et le peuple syrien souffre des tueries, des destructions et de l'exil", a-t-il ajouté.

"Nous espérons que Brahimi poursuivra les efforts entamés par Kofi Annan", l'ancien médiateur, et "le groupe de travail qui a pris des décisions fin juillet à Genève", a-t-il encore dit.

Une délégation du CCCND doit se rendre samedi en Chine, allié du régime syrien, avant de participer le 23 septembre à une conférence à Damas d'une vingtaine d'organisations hostiles tant au régime qu'à l'opposition armée, sur le thème "Pour un changement démocratique qui maintient l'unité et la souveraineté de la patrie et préserve la paix civile".

L'émissaire de l'ONU, qui doit rencontrer samedi le président Assad, s'est entretenu après son arrivée jeudi à Damas avec le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem.

Ce dernier l'a assuré de "la pleine coopération de la Syrie pour faire aboutir sa mission", a indiqué l'agence officielle Sana. Il a jugé que toute initiative pour régler la crise devait tenir compte de "l'intérêt du peuple syrien et de sa décision libre loin de toute intervention étrangère".

Pour M. Mouallem, "malgré la difficulté, le succès de la mission de M. Brahimi dépend du sérieux de certains pays qui lui avaient conféré son mandat, et de leur volonté d'empêcher d'autres pays qui abritent et arment les terroristes de le faire".

Le régime ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation qui secoue la Syrie depuis mars 2011 et qualifie de "terroristes" les opposants et militants .

A son arrivée à l'aéroport de Damas, M. Brahimi, qui a succédé le 1er septembre à Kofi Annan, démissionnaire, a qualifié de "sérieuse" la crise secouant la Syrie, ajoutant: "je pense qu'elle s'aggrave", selon des propos rapportés par Sana.

"Tout le monde est d'accord pour souligner la nécessité d'arrêter l'effusion de sang (...) et nous espérons que nous réussirons" dans cette mission, a-t-il souligné.

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