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L'attaque des Gaiters dans l'incertitude

14/09/2012 06:38 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

En quittant le terrain samedi dernier après leur revers contre le Rouge et Or, les joueurs des Gaiters se demandaient si leur quart, Jordan Heather, pourrait jouer au prochain match.

Un texte d'Antoine Deshaies

Six jours plus tard, seuls les thérapeutes de l'équipe ont la réponse. Et encore...

Le vétéran quart des Gaiters a subi une commotion cérébrale au troisième quart du match contre l'Université Laval.

« Il a bien progressé toute la semaine, les symptômes sont disparus et il a pu participer à certains exercices, explique au téléphone l'entraîneur-chef, Kevin Mackey. La décision appartient toutefois à notre équipe médicale, car la santé de Jordan est notre priorité. »

Le protocole de retour au jeu de Football Canada stipule qu'un retour au jeu après une commotion cérébrale doit se faire en six étapes d'une durée minimale de 24 heures chacune. Dans le meilleur des scénarios, un joueur peut donc revenir au jeu six jours après une commotion cérébrale.

Si Heather devait rater le match contre les Carabins, le géant Shane McDonald prendra sa place derrière le centre. Normalement utilisé comme centre-arrière, McDonald est venu en relève contre le Rouge et Or.

« On a confiance en lui. Il est grand et a de belles qualités athlétiques. Il a bien fait la semaine dernière à l'exception de sa passe interceptée au quatrième quart. »

Moins c'est plus

À l'approche du match contre les Carabins, Kevin Mackey cite Tony Dungy, l'ancien entraîneur des Colts d'Indianapolis, pour décrire la semaine d'entraînement des Gaiters.

« Nos unités spéciales doivent réussir un ou deux gros jeux pour espérer l'emporter contre les Carabins. Cette semaine, on a simplifié certains jeux tout en augmentant l'intensité. Parfois, moins c'est plus. »

Le match de la semaine dernière contre Laval, une défaite de 28-22, a pu être interprété comme une victoire morale par certains amateurs des Gaiters. Pas pour le jeune entraîneur de 33 ans.

« On ne sera jamais satisfait d'une défaite, jamais. Ce n'est pas assez. Reste que nos joueurs comprennent qu'on peut affronter n'importe quelle équipe. »

Les Carabins, invaincus en deux matchs, représentent un autre défi de taille pour les Estriens.

La défense des « bleus » impressionne depuis le début de la saison.

« C'est une équipe qui frappe fort, leur front défensif a beaucoup de vitesse et démontre une belle attitude. Mais nos gars ne seront pas intimidés. »

Les retrouvailles avec Tony Addona

Tony Addona a passé une grande partie de sa vie sur le campus de l'Université Bishop's. D'abord comme directeur des sports au Cégep Champlain-Lennoxville, puis a occupé les mêmes fonctions chez les Gaiters.

Il a aussi porté deux fois le chapeau d'entraîneur-chef de l'équipe de football. Aujourd'hui responsable des unités spéciales des Carabins, Addona affrontera samedi le programme qu'il a façonné pour la première fois.

« J'ai hâte au match, j'ai hâte de revoir les joueurs et les entraîneurs, mais je ne suis aucunement nerveux », a dit Addona.

Le pouvoir décisionnel ne lui manque pas. « J'ai assez donné. C'est beaucoup moins stressant de se concentrer uniquement sur une tâche. »

Addona a doucement rompu les liens avec ses anciens collègues et protégés. S'il conversait à l'occasion avec Kevin Mackey cet été, c'est le silence radio depuis le début de la saison.

« C'est tout à fait normal, on doit chacun faire notre travail de notre côté. »

Même si les Gaiters sont toujours sans victoire cette saison, Addona identifie des éléments positifs dans leur début de saison. À commencer par la gestion du nouvel entraîneur-chef, Kevin Mackey.

Addona faisait d'ailleurs partie du comité qui a sélectionné Mackey.

« Ça été une bonne décision pour le programme. Ça et de laisser partir les gens qui devaient partir. »

Mackey, lui, considère encore Addona comme un mentor.

« On sera des adversaires sur le terrain, mais c'est avant tout un ami. Il a été mon entraîneur à l'époque avec les Cougars de Champlain-Lennoxville. Il a toujours été là pour moi, pour répondre à mes questions. »

À toujours, il faudra toutefois soustraire l'après-midi de samedi.

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