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La police kényane dit avoir déjoué une série d'attentats suicide à Nairobi

14/09/2012 04:16 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

La police kényane a annoncé vendredi avoir déjoué une série d'attentats suicide, notamment contre des églises de la capitale, avec l'arrestation à Nairobi de deux suspects kényans d'origine somalienne et la saisie de six ceintures d'explosif.

Les deux suspects ont été arrêtés vendredi à l'aube lors d'une opération à Eastleigh, le quartier somalien de la capitale kényane, qui a également permis de découvrir "12 grenades, quatre fusils d'assaut AK-47 et 480 munitions", a indiqué le chef adjoint de la police de Nairobi, Moses Nyakwama Ombati.

"Les bombes avaient été montées sur des vestes et reliées à des téléphones mobiles" et étaient donc prêtes à l'emploi, a expliqué Moses Ombati Nyakwama, précisant que des "bâtiments stratégiques" de la capitale kényane étaient visés.

"Nous pensons qu'ils prévoyaient quelque chose d'ampleur (...) mais nous avons déjoué leur projet", a-t-il poursuivi.

Un policier de l'anti-terrorisme ayant participé à l'opération a affirmé sous le couvert de l'anonymat que les suspects comptaient passer à l'action "dimanche durant les services religieux dans des églises".

Deux autres suspects sont en fuite et un "vaste opération" est en cours pour les retrouver, a ajouté ce policier.

Le Kenya, et notamment Nairobi, ont été la cible de plusieurs attaques, à la grenade ou à la bombe, depuis que le pays a envoyé en octobre 2011 un contingent se battre dans le sud de la Somalie voisine contre les islamistes shebab.

Les shebab ont à plusieurs reprises menacé le Kenya de représailles mais n'ont jamais revendiqué ouvertement les attaques ayant frappé le pays.

Des églises ont été visées à plusieurs reprises. Le 29 avril, une grenade avait été lancée durant un service d'une église protestante de la capitale, faisant un mort et une quinzaine de blessés.

Le 31 mars, une grenade avait été lancée contre groupe de fidèles sortant d'une église à Mtwapa, sur la côte kényane de l'océan indien, avait fait un mort et quinze blessés.

Le 1er juillet, plusieurs hommes armés et cagoulés avaient ouvert le feu et lancé des grenades sur deux églises de la ville de Garissa, à 140 km de la frontière somalienne durant le service dominical, faisant 18 morts, les attentats les plus meurtriers depuis l'intervention de l'armée kényane en Somalie.

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